Allons-nous être écrasé par la surpopulation ?

    Une vague humaine nourrie au soleil vert ? Des hordes d’âmes en peine cherchant à se nourrir ? Sommes nous voués à subir cette vision pessimiste et apocalyptique de l’avenir ? La surpopulation frappe-t-elle à nos portes ? Devrons-nous bientôt barricader nos portes et fenêtres ? Dans cette article co-écrit en 2014 par Elina St-Onge et Mr Mondialisation, nous proposons de démystifier une croyance fortement rependue : la surpopulation est responsable de la misère dans le monde.

    1. La menace de la surpopulation, comment tout a commencé

    Le concept de la surpopulation est né en Angleterre en 1798, lorsque le révérend Thomas Robert Malthus a vu que la production alimentaire augmentait progressivement, alors que les gens se reproduisent de façon exponentielle. Sur la base de calculs simples, il « prédit » que le monde serait en manque de nourriture d’ici l’an 1980. Malthus, alarmé par ses résultats, encourage une réduction de la population…

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    Dans son essai sur le principe de population, motivé par la crainte d’une marée humaine, Malthus appelle à accroître la mortalité chez les pauvres par diverses techniques :

    «Tous les enfants nés, au-delà de ce qui serait nécessaire pour maintenir la population à ce niveau, doivent nécessairement périr, sauf si un nouvel espace leur est fait par les décès de personnes adultes … Pour agir de manière cohérente, par conséquent, nous devrions faciliter, au lieu de bêtement et inutilement chercher à les entraver, les opérations de la nature dans la production de cette mortalité; et si nous redoutons la visite trop fréquente de l’horrible famine, nous devrions encourager assidûment d’autres formes de destruction (…). Au lieu de recommander la propreté aux pauvres, nous devrions encourager des habitudes contraires. Dans nos villes, nous devons rendre les rues plus étroites, entasser plus de gens dans les maisons, et encourager le retour de la peste.» (R. Malthus, Livre IV, chap V.).

    Ce qu’ignorait Malthus, c’est que l’humanité allait développer des solutions pour nourrir abondement l’espèce humaine au delà de toutes espérances. La faim qui sévira dans le monde touchera principalement des populations n’ayant pas accédé à un certain niveau de développement technique ou par le manque de redistribution des richesses. Ainsi, la peur de la surpopulation va conduire Malthus à penser que certaines maladies ne devraient pas être guérie par souci de contrôle de la population :

    «Mais par-dessus tout, nous devons réprouver des solutions spécifiques pour les maladies ravageuses; ainsi que ces hommes faussement bienveillants qui ont pensé qu’ils faisaient un service à l’humanité en projetant des programmes pour l’extirpation totale de troubles particuliers.» (R. Malthus, Livre IV, chap V.).

    Aussi dur que cela puisse paraître, la volonté de «dépopulation» a été définie par ceux qui soutiennent cette pensée et voient la mort comme un mal nécessaire pour sauver l’humanité et la planète. Naturellement, ce sont les plus pauvres qui en sont les victimes.

    En 1968, Paul Ehrlich, de l’Université de Stanford a adopté et propagé la théorie de Malthus. Il a affirmé que la reproduction humaine excessive allait submerger la planète et prédit que le monde subirait des famines massives, tuant des centaines de millions de personnes, dès la fin des années 70.

    Dans son travail (1968) La bombe de la population, Ehrlich a déclaré :

    « La bataille pour nourrir toute l’humanité est terminée. Dans les années 1970, le monde subira des famines, des centaines de millions de personnes vont mourir de faim en dépit de tous les programmes de l’occident entrepris maintenant « .

    En raison de la crainte de telles revendications alarmantes (au moins en ce qui concerne l’occident), d’importantes sommes d’argent ont été remises à l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population). Ces fonds se développent sur une crise qui – en dépit d’être «imminente» – sera reportée encore et encore pour les 200 dernières années.

    Pourquoi cette crise n’a-t-elle jamais frappé l’occident ? Il y-a-t-il vraiment trop peu d’espace, trop peu de ressources et trop de gens ? Quels sont les faits et quels sont les mythes ? Enquête.


     

    2. Manque d’espace ? Pas vraiment…

    A. La population mondiale pourrait entrer dans l’état du Texas

    Beaucoup s’imaginent que le problème de la surpopulation est une affaire d’espace. Et non ! À ce jour, il y a environ 7,268,730,000 personnes sur terre. La masse continentale du Texas est 268.820 miles carrés. Si nous divisons cet espace par 7268730000 personnes, nous obtenons 1031 pieds carrés par personne. Ceci représente un espace suffisant pour que chacun puisse vivre dans une large maison individuelle avec le reste de l’humanité comme voisin, tout ça sur la seule superficie du Texas. Et ceci ne prend même pas en compte qu’une famille moyenne fait 4 personnes qui partagent volontiers leur habitation.

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    Ce calcule ne signifie pas qu’une telle division territoriale et concentration serait une bonne chose. Un tel entassement d’une population qui continue de surconsommer comme nous le faisons actuellement serait la bonne recette pour un désastre écologique. Ce raisonnement par l’absurde donne cependant une idée de la façon dont il faut penser la problématique. La surpopulation n’est PAS une question d’espace. Donc, quel est le vrai problème ?

     Saviez-vous ?

    – Chaque homme, femme et enfant sur la terre pourrait avoir chacun 5 hectares de terrain pour vivre. (« Central Intelligence Agency » The World Factbook)
    – le monde entier pourrait se tenir épaule contre épaule, sur l’île de Zanzibar.
    – Le plancton sur terre fait 3 fois plus de biomasse que les 7 milliards d’humains réunis. Mort au plancton !?


     

    B. Les villes sont surpeuplées, pas le monde !

    Comment cela peut-il être prouvé ? Facile : Les conditions d’une surpopulation apparente existent seulement dans les villes, pas ailleurs. Il s’agit donc d’une « illusion » propre à l’urbanisation et à la concentration des individus en un même lieu.

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    En pratique, la population urbaine est en hausse constante depuis la révolution industrielle. Depuis 2008, plus de la moitié de l’humanité est devenue urbanisée. En cause, l’exode rural. En effet, il y a davantage de possibilités de faire de l’argent, donc de survivre, dans la ville que dans les campagnes. Les villes sont prises d’assaut par une population venant parfois de très loin afin de s’y installer. La forte population en ville n’est ainsi pas directement liée à la reproduction. Par opposition, les campagnes se vident.

     

     Saviez-vous?

    – Des études montrent que les taux de natalité sont plus faibles dans les zones urbaines que dans les zones rurales.
    – La croissance de la population ralentit et devrait diminuer d’ici le milieu de ce siècle.

     


    3. Pas assez de nourriture ?

    A. La rareté est un mythe

    Paradoxalement, le monde actuel abonde de ressources, de quoi largement combler les besoins de tout le monde. Mais, chaque année, les pays riches gaspillent plus que 220 millions de tonnes de nourriture. Pendant ce temps, des populations meurent de faim, non pas par manque de ressources, mais parce qu’ils ne disposent pas de l’argent nécessaire pour avoir accès aux denrées alimentaires sur le marché mondial ou local. Le mythe de la surpopulation tente de camoufler une réalité tragique : l’humanité ne manque de rien, mais ne distribue pas équitablement. Porter la cause sur l’Humain (et sa faculté de reproduction) profite ainsi aux logiques élitistes en détournant le problème de fond : la distribution des richesses et l’accès aux ressources.

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    Saviez-vous ?
    – Le monde entier pourrait sortir de la malnutrition avec le quart de la nourriture qui est gaspillé dans les États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe.

    – C’est l’abondance, pas la rareté, qui décrit le mieux l’offre alimentaire actuelle dans le monde. Par exemple, on produit assez pour fournir à chaque être humain de 3500 calories par jour – 1500 calories de plus par jour que celles recommandées par la Food and Drug Administration.

    – Deux des principales autorités du monde sur la distribution alimentaire (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies [FAO] et le Programme alimentaire mondial [PAM]) ont déclaré qu’il y a plus qu’assez de nourriture pour tout le monde sur la planète.

     

     

    B. La surpopulation ne provoque pas la faim dans le monde, la mauvaise gestion en est à l’origine

    Les sociologues Frédéric Buttel et Laura Raynolds ont publié une étude de la croissance démographique, la consommation de nourriture, et autres variables dans quatre-vingt-treize pays du tiers monde. Les statistiques ne montrent aucune preuve que la croissance rapide de la population provoque la faim. Cependant, ils ont trouvé que les populations des pays les plus pauvres ont moins à manger.

    En d’autres termes, la pauvreté et les inégalités causent la faim, pas la surpopulation.

     

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    La théorie de la surpopulation décrit une situation dans laquelle le nombre de personnes est à l’origine de l’épuisement des ressources dans un environnement fermé de telle sorte qu’il ne peut plus supporter cette population. Une bonne analogie serait de comparer notre planète dans une maison barricadée, sans moyen d’y entrer ou de sortir. Les habitants de la maison seraient limités à l’espace et les ressources au sein de cette maison. Il semble évident que le réfrigérateur sera bientôt vide et l’oxygène finira par être épuisé. Il y aurait donc trop de gens et trop peu de ressources pour assurer la survie de tout le monde dans la maison. Mais dans le monde réel, les maisons sont-elles barricadées ? Les villes sont-elles naturellement closes ? Ne peut-on pas, par exemple, assurer son indépendance alimentaire ?

    Plus spécifiquement, notre planète est-elle équipée d’autorités et de politiques empêchant les aliments d’être transportés où ils sont nécessaires ? Non. Tout est possible.

     

    «Ne pensez pas que les gens meurent de faim parce que le monde est surpeuplé. Le monde n’est pas surpeuplé du tout. Il est juste très mal géré.» – Max Igan.

     

    Nous blâmons la pauvreté en prétextant la rareté et la surpopulation. Mais quand allons nous parler du comportement humain lui-même ? Il est rare que nous examinions les lois et les actions créées par nul autre que l’Homme. Actions qui empêchent implicitement les personnes affamées d’avoir accès à la nourriture et aux terres arables, engendrant la mauvaise répartition des ressources.

    Par exemple, comment oublier la «dette» que les pays pauvres « doivent » aux pays riches malgré que le niveau de vie de ces pays riches repose déjà en grande partie sur leur exploitation ?

     

    «L’histoire de la dette du tiers monde est l’histoire d’une formidable ponction par la finance internationale sur les ressources des personnes les plus démunies. Ce processus est conçu pour se perpétuer, grâce à un mécanisme diabolique qu’est la reproduction de la dette sur une plus grande échelle encore, un cycle qui ne peut être rompu que par l’annulation de la dette.» – Third World Debt, a Continuing Legacy of Colonialism.


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    4. Pas assez de terres ?

    Contrairement à l’idée reçue, la terre ne manque pas d’espaces productifs. Même en 100% bio, les scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire qu’il serait possible de nourrir l’humanité toute entière couplé à une régulation du gaspillage. Le mythe des rendements bio « insuffisants » pour nourrir le monde reste cependant tenace dans les discours. De plus, même si l’alternative fait polémique, il existe aujourd’hui de très nombreuses alternatives pour produire beaucoup, même en biologique, sur de très petites surfaces en hors-sol. Pourquoi est-ce si difficile d’admettre, comme l’indique les chercheurs, que nous vivons sur une planète spacieuse qui pourrait fournir à tout le monde de quoi vivre dignement si nous étions en mesure de l’utiliser intelligemment ? Ces solutions, bien plus complexes que la peur démographique, nécessitent un effort, une réflexion, un changement et surtout du courage.

    Saviez-vous ?

    – De nombreux pays ne peuvent pas réaliser leur plein potentiel de production alimentaire en raison des lacunes les plus flagrantes causées par la propriété inéquitable des terres et des ressources.

    – Beaucoup de pays dans lesquels la faim est endémique exportent beaucoup plus de produits agricoles qu’ils en importent. Les pays du Nord sont les principaux importateurs de produits alimentaires, leurs achats représentant 71,2% de la valeur totale des produits alimentaires importés dans le monde en 1992.

    – L’Afrique a un énorme potentiel encore inexploité pour cultiver de la nourriture, avec des rendements de céréales théoriques de 25 à 35% plus élevés que les rendements potentiels maximums en Europe ou en Amérique du Nord.

    – Au-delà du potentiel de rendement, le contenu possède d’amples terres arables. Au Tchad, par exemple, seulement 10% des terres agricoles ayant une faible contrainte de production sont cultivées.

     


     

    A. Propriété et contrôle de la Terre

    On entend souvent dire que la pauvreté serait le résultat de la surpopulation, le manque d’éducation ou même la paresse. Certains à l’extrême droite vont jusqu’à prétexter honteusement une infériorité liée à l’origine. Mais parce que la plupart des gens ne pensent jamais à remettre en question les fondements du système actuel, peu se rendent compte comment la société est orientée vers l’enrichissement matériel par l’accaparement des terres productives dans les pays émergents et la mise au travail forcée des individus. Nécessairement, les possédants sont plus enclins à reporter la responsabilité de la faim sur les pauvres plutôt que sur un manque de redistribution. Alors, à nouveau, on blâme le nombre. Le passage suivant de «The World’s Wasted Wealth: the political economy of waste» de J.W. Smith, décrit cette réalité :

    «Le commentaire souvent entendu, c’est qu’il y a trop de gens dans le monde, et la surpopulation est la cause de la faim « , peut être comparé au même mythe exposé au seizième siècle en Angleterre et relancé en permanence depuis lors. (…) Il y avait à l’époque de sérieuses discussions dans les milieux savants sur la surpopulation comme cause de cette pauvreté. La surpopulation fut la raison acceptée par une élite sociale et intellectuelle qui faisait de la rationalisation. Ce sont eux qui contrôlaient les établissements d’enseignement qui étudiaient le problème. Naturellement, les conclusions finales (du moins celles publiées) vont absoudre les riches de toute responsabilité concernant le sort des pauvres. L’absurdité de suggérer que l’Angleterre était alors surpeuplée semble clair pour les historiens lorsque nous nous rendons compte que la population totale de l’Angleterre au XVIe siècle était inférieure à une quelconque ville anglaise actuelle.

    La faim dans les pays sous-développés d’aujourd’hui est tout aussi tragique et absurde. Les colonisateurs européens ont bien compris que la propriété des terres donne le contrôle sur le produit. Les puissants ont simplement redistribué les titres fonciers de valeur entre eux, entrainant l’éradication de traditions millénaires d’usage courant. (…) Pour cette raison, la plupart des terres sont inutilisées ou sous-utilisées jusqu’à ce que les propriétaires décident d’en faire un usage plus rentable. Ceci est le mode d’utilisation des terres qui caractérise la plupart des pays du Tiers-Monde aujourd’hui, et c’est ce qui génère la faim dans le monde.»

    B. Agriculture et logement durable : créer l’abondance pour tous, nourrir toute la planète.

    Des alternatives aux pratiques agricoles non-durables existent. Le succès de l’agriculture biologique aux États-Unis donne une idée des possibilités. Le succès de Cuba à surmonter une crise alimentaire à travers l’autonomie et l’agriculture durable, pratiquement sans pesticides, est un autre excellent exemple. Même dans les villes, des solutions urbaines se développement à vive allure partout à travers le monde. Respectueuses de l’environnement, des alternatives agricoles saines se voient parfois plus productives à long terme que leurs homologues destructeurs de l’environnement. La permaculture en est un excellent exemple.

    L’habitat durable et l’agencement intelligent de la ville sont d’autres alternatives qui devraient être mises en œuvre à l’échelle mondiale au lieu de pointer du doigt la population croissante. Les possibilités sont infinies, du Earthship aux éco-villages à l’intégration de hautes technologies dans les futures éco-villes. Naturellement, ces solutions, aussi positives soient-elles, ne peuvent occulter le fait d’une nécessaire critique structurelle de la propriété en matière de production alimentaire.

    «L’humanité est l’acquisition de toutes les bonnes technologies pour toutes les mauvaises raisons. » – R. Buckminster Fuller


     

    5. Conclusions

    La destruction de la Terre : la surpopulation ou un système dépassé ?

    La surpopulation est trop souvent jugée coupable de la destruction de la planète, mais avons-nous jamais pensé à pointer du doigt nos pratiques destructrices ? Nous continuons à perpétuer le même schéma au nom du profit et de l’illusion d’une croissance perpétuelle malgré les nombreuses solutions existantes. Nous savons désormais que ce n’est pas une question du nombre de personnes qui habitent notre planète. C’est une question de responsabilité personnelle et collective. Si une personne peut vivre équitablement et en autonomie en un lieu du monde, tous le peuvent, sans exception. Il « suffit » d’y mettre les moyens techniques, politiques et financiers. Par opposition, céder au mythe de la surpopulation, c’est faire le jeu des puissants et des pires dictatures dont l’habileté est d’orienter les véritables causes d’une problématique vers un épouvantail insaisissable : le nombre.

    La vérité, c’est que nous avons le choix d’évoluer vers un style de vie favorable à la terre entière, concevoir des villes durables qui permettraient l’autosuffisance et la collaboration pour le bien de tous. Nous ne serions plus considérés comme une menace pour la planète, mais comme un élément parmi les éléments. Nous devons enfin travailler avec la nature et non contre elle. Nous sommes une partie de la nature et il est temps de cesser de se sentir coupable d’exister. Par contre, nous devons faire preuve d’autocritique dans nos actions individuelles (consommations) et nos choix collectifs (politiques sociales, production..). Il est encore possible de transformer cette société si nous cessons de prétendre à notre supériorité face à la nature.

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    Toutes les actions inconscientes que nous faisons sont le résultat d’un manque d’accès à la connaissance. Pourtant, nous pouvons être conscients. Être conscient est un processus intellectuel et culturel qui se cultive. Osons regarder au-delà des œillères artificielles placées devant nos yeux.

    Si nous avons construit ce monde, qu’est-ce qui peut vous faire croire que nous sommes incapables d’en construire un autre ? À partir de maintenant, faisons la promesse de ne plus utiliser notre main-d’œuvre, notre créativité et notre intelligence pour construire des armes de guerre, des technologies non-durables et produisons du sens à la place, de la résilience, du progrès utile.

    Nous avons aujourd’hui le potentiel et l’intelligence de créer des technologies durables, des produits bénéfiques et un système harmonieux qui permettraient à l’humanité de prospérer au bénéfice de tous. Ceci n’est pas une utopie, mais l’irréalisé. Mais ce monde plus beau n’aurait pas de sens s’il n’est pas destiné aux 7 milliards de personnes sur la planète, sans exception.


    Note de la co-auteure : Elina St-Onge précise que la remise en question de la notion de surpopulation ne diminue pas la nécessité de mettre fin à la pauvreté, la surconsommation et la destruction de l’environnement. La surpopulation est avant tout un concept, alors que la pauvreté est une réalité. « Ma vie est orientée vers l’éveil de la conscience sur d’autres façons de fonctionner en société. Cependant, je crois qu’il est important de remettre en question nos croyances; même celles étroitement liées au militantisme écologiste. »

    Pourquoi ? Parce qu’en remettant en question les théories de la surpopulation, on découvre un avenir bien plus prometteur. Un avenir plus positif qu’une lutte sans fin pour essayer de contrôler les dégâts causés à l’humanité sans en déterminer les réelles causes.

    Questionner cette peur, même si elle semble être orientée vers des causes nobles, n’est pas une négation des causes elles-mêmes, bien au contraire. Il apparait important de nous libérer d’une fausse question qui a l’effet de nous distraire et nous éloigner des problèmes réels et donc des mesures appropriés que nous pouvons prendre pour créer un changement significatif et durable.


    SOURCES : http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-planete/20150511.RUE9028/oui-l-agriculture-biologique-peut-nourrir-la-planete.html

    Overpopulation is not the problem – a sustainable world begins!

    http://www.prolifeinfo.ie/mcms_print.php?nav=p-25120

    http://www.theguardian.com/commentisfree/2010/aug/26/urban-planning-overcrowding

    http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=40698#.VE0iE4vF-mA

    The Entire World Population can Sink into the State of Texas

    http://overpopulationisamyth.com/

    http://www.pop.org/content/debunking-myth-overpopulation

    http://www.globalissues.org/article/7/causes-of-hunger-are-related-to-poverty

    http://informationwarfareblog.com/a-simple-solution/

    http://leaksource.info/2013/03/09/overpopulation-debunked-every-person-in-the-world-could-fit-inside-australia-with-14-acre-of-land-each/

    http://www.globalissues.org/article/205/does-overpopulation-cause-hunger

    http://theratchet.ca/no-population-bomb

    http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/01/world_population_may_actually_start_declining_not_exploding.html

    Rédigé avec l’aide du Collective-Evolution