Après 25 ans de Chavisme, le Venezuela voit se profiler une autre élection présidentielle en 2024. À la suite d’Hugo Chávez, Nicolás Maduro vient de mener deux mandatures marquées par un blocus nord-américain, un effondrement des cours du pétrole et surtout de nombreuses violences entre force de l’ordre et opposition putschiste.

Dans ce contexte, et alors que la situation économique s’améliorait légèrement depuis la fin de la crise du COVID-19, le chef de l’État sortant s’avance en tant que candidat pour la troisième fois, sans se douter de ce qui l’attendra dans les années à venir. Dans ce dernier volet de son enquête sur le Venezuela, Mr Mondialisation revient sur cette nouvelle période de bouleversements dans le pays de Simon Bolivar.

La grande bataille de 2024

En 2024, lorsqu’une nouvelle élection suprême approche, l’opposition est à nouveau persuadée qu’elle va la remporter, dans le sillage des médias internationaux. Nombre d’entre eux affirment d’ailleurs que les sondages donnent à l’unanimité une défaite écrasante pour Nicolás Maduro.

Une fausse information largement démentie par le journaliste Maurice Lemoine, qui produit dans un article pas moins de dix enquêtes donnant le président sortant vainqueur. En outre, l’ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique juge beaucoup de sondages « ridicule pour qui connaît le Venezuela ». Certains annonçaient, en effet, Nicolás Maduro à seulement 11 %, alors que son parti compte pourtant encore quatre millions d’adhérents.

L’extrême droite vassalisée aux États-Unis

Depuis le désaveu de Juan Guaido en 2023, l’opposition s’est tournée vers Maria Corina Machado, nouvelle chef de file de l’extrême droite, dont Mr Mondialisation brossait récemment le portrait, après son obtention du prix Nobel de la paix (qu’elle a offert à Donald Trump). Or, celle-ci a été rendue inéligible après avoir illégalement représenté le Venezuela à l’étranger et après avoir encouragé les sanctions économiques contre son propre pays.

« On en a fait un scandale, mais dites-moi, est-ce que Marine Le Pen ou Jair Bolsonaro ne sont pas inéligibles ? » souligne Maurice Lemoine. Il ajoute, en outre, que les faits pour lesquels elle a été condamnée sont « passibles de trente ans de prison en France ».

Quoi qu’il en soit, elle sera donc dans l’incapacité de se porter candidate, ce qui explique qu’elle ait déniché un prête-nom en la personne d’Edmundo Gonzalez Urrutia, décrit par Maurice Lemoine comme sa « marionnette ». Romain Migus, reporter pour les 2 rives, note même qu’il a « refusé de faire campagne », laissant ce soin à Machado.

Un conseil électoral parallèle

Toujours est-il que, le soir du scrutin, c’est bien le président sortant qui l’emporte à nouveau avec simplement 51,2 % des suffrages, contre 44,2 % pour son adversaire. Et comme à chaque élection remportée par les chavistes, une partie de leurs rivaux crie à la fraude.

Elle affirme d’ailleurs avoir les preuves que Gonzalez aurait « gagné avec 70 % des voix », précise Romain Migus. Maurice Lemoine, présent sur place au moment des faits pour réaliser un reportage, explique, de plus, que l’opposition a annoncé quelques jours avant le vote qu’elle « ne reconnaîtra pas les résultats du CNE, seulement les chiffres obtenus à partir de son propre système de comptage ».

Le candidat Edmundo Gonzalez Urrutia en visite au Parlement européen en 2024 – WikimediaCommons

C’est donc avec ce fameux « système » qu’elle dévoile ses conclusions alternatives via un « conseil électoral parallèle », avant même la publication des scores officiels. Elle avait en outre profité du chaos causé par une gigantesque cyberattaque contre le dispositif de transmission des résultats pour asseoir son récit. Piratage d’ailleurs revendiqué par le hacker Astra, accusé par le gouvernement d’avoir été engagé par Maria Corina Machado elle-même.

Sur un site, qui sert de « preuve de la fraude » dans toute la presse, l’opposition fait paraître une partie de procès-verbaux que le journaliste espagnol, Roman Cuesta a étudié. Et à la suite de cette analyse, il a décelé de nombreuses irrégularités dans l’immense majorité des documents.

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Le manque de crédibilité de l’opposition

Romain Migus, qui avait prédit des résultats approchant de ceux annoncés par le gouvernement « après avoir observé les forces en présence », juge, quant à lui, les chiffres de l’opposition d’extrême droite « invraisemblables ».

Une impression que semble d’ailleurs avoir approuvée Donald Trump, malgré lui. Romain Migus note ainsi qu’il a « reconnu que Maria Corina Machado n’a aucun soutien au Venezuela. Passer de 70 % des voix à “aucun soutien” de l’aveu même de son plus grand partisan, c’est un peu bizarre. » Maurice Lemoine confirme : « selon la presse, c’est la femme la plus populaire du Venezuela : ce n’est pas vrai et les nord-américains le savent. »

Mais peu importe, il y a eu « une opération médiatique pour proposer à la communauté internationale un résultat avant toute publication officielle par le pays », affirme le journaliste. Dès le début, tout était fait pour orienter l’opinion et, dans tout l’occident, le fait que l’élection était truquée n’a alors plus fait l’ombre d’un doute. Et ce, même si sept candidats d’opposition de droite modérée ont finalement reconnu la victoire de Maduro, à l’inverse de l’extrême droite.

Résultat validé par la Cour suprême

Pourtant, l’intégralité des résultats a bien été transférée et « validée par le tribunal suprême de justice ». C’est exactement « ce qu’a fait Biden en 2020 » pour faire entériner sa victoire contestée par Donald Trump, note Romain Migus. On pourrait en effet ironiser sur le fait, qu’à l’époque, aucun dirigeant vénézuélien n’a affirmé pour autant que ce processus était falsifié.

Maurice Lemoine rappelle d’ailleurs qu’à « aucune élection, le Venezuela n’a présenté des procès-verbaux ». Il remarque même qu’aux États-Unis en 2020, « aucun procès-verbal n’a non plus été exposé par Joe Biden », ce qui n’a pas ému l’ensemble des médias du monde. En 2022, lorsque Jair Bolsonaro rejette également sa défaite face à Lula, c’est bien là aussi le tribunal qui a rendu une décision, sans que personne ne le conteste à l’international.

Le retour aux affaires de Donald Trump

Cet épisode électoral, malheureusement devenu habituel, est à nouveau suivi de violents affrontements entre oppositions et police ; Maria Corina Machado chauffe les esprits en lançant ce qui a tout d’un appel au coup d’État : « le devoir des forces armées est de faire respecter la souveraineté populaire ». Pourtant, à peine deux mois plus tard, toute manifestation d’envergure a cessé.

Il faut dire, que, malgré ces évènements, grâce à une économie agricole redynamisée, le Venezuela commençait à aller un peu mieux. Les relations avec les États-Unis s’étaient même largement apaisées, après que Chevron, une entreprise nord-américaine, avait été autorisée à exploiter le pétrole sur place. Joe Biden avait d’ailleurs légèrement desserré l’étau du blocus « surtout avec les besoins occidentaux provoqués par le conflit russo-ukrainien », note Maurice Lemoine.

Mais avec le retour de Donald Trump au pouvoir, la donne s’est à nouveau inversée. Le président d’extrême droite avait en effet toujours gardé en tête l’idée de reprendre la main sur les réserves de pétrole et de faire tomber le gouvernement de Nicolás Maduro.

Le faux trafic de drogues

Fin 2025, un nouveau blocus renforcé s’installe près des côtes vénézuéliennes. Un narratif très peu original, dont Hugo Chávez avait, lui aussi, été victime en son temps, est relancé par Donald Trump : le Venezuela serait la plaque tournante d’un gigantesque réseau de drogue, dont Nicolás Maduro serait le responsable. En 2020, Donald Trump avait d’ailleurs déjà offert 15 millions de dollars pour sa tête.

Selon le président nord-américain, Nicolás Maduro serait « le chef du cartel des soleils et d’une bande de narcotrafiquants qui s’appelle le train d’Aragua », détaille Maurice Lemoine. Problème, ceux-ci « n’existent pas ».

Le reporter raconte : « Le Cartel des Soleils, c’est une histoire qui est née en 1993 avant l’arrivée au pouvoir de Chávez quand on a trouvé deux généraux de l’armée vénézuélienne avec les mains dans la cocaïne. » Or, « les généraux au Venezuela ont des soleils sur les épaulettes ». Cartel des soleils est devenu une expression argotique « inventée par un journaliste » de l’époque pour désigner la corruption dans le secteur militaire. « Chaque fois qu’on a identifié un soldat impliqué dans une affaire de drogue, c’était le cartel des soleils. », rajoute-t-il.

Des cartels imaginaires

Cette légende est très vite « instrumentalisée à partir du moment où Chávez est arrivé au pouvoir et où on avait fait de lui le patron du cartel. » Des reproches qui seront ensuite repris par Donald Trump à l’encontre de Nicolás Maduro. « Or, dans les rapports de l’ONU sur les drogues, le cartel du soleil n’existe pas », martèle Maurice Lemoine.

« Les États-Unis ont d’ailleurs implicitement reconnu eux-mêmes que ce cartel n’était pas authentique »

Les États-Unis ont d’ailleurs implicitement reconnu eux-mêmes que ce cartel n’était pas authentique, puisqu’ils ont abandonné les charges qui accusaient Nicolás Maduro de le diriger. Et l’histoire est à peu près la même avec le train d’Aragua. « Une bande qui a vraiment existé », mais qui a été « démantelée », explique Maurice Lemoine. Si certains ex-membres de ce gang ont néanmoins pu se trouver dans les vagues migratoires vénézuéliennes qui ont fui vers les États-Unis, un rapport nord-américain admet lui-même que Nicolás Maduro n’y est pour rien, à l’inverse des affirmations de l’ancien présentateur de télé-réalité.

Il demeure cependant bien une partie de la drogue qui transite par le Venezuela. Mais il s’agit d’une proportion minime. « Dans tous les rapports publics de l’ONU, il y a seulement 5 % de la cocaïne qui sort par le Venezuela », rappelle Maurice Lemoine. L’immense majorité provient en effet de Colombie. Dans cette optique, « installer une flotte monstrueuse face au Venezuela pour lutter contre le narcotrafic, c’est une escroquerie », certifie le journaliste.

Des procédés révoltants

Pour Maurice Lemoine, les procédés employés sont d’ailleurs révoltants et n’ont rien à voir avec le combat contre le trafic : « Quand vous luttez contre le narcotrafic, vous arrêtez les narcotrafiquants, vous faites une enquête pour savoir d’où ça provient, où ça va, quels sont les complices. Là, ce sont des assassinats purs et simples ».

Que Donald Trump prenne l’excuse d’un tel réseau, pour s’immiscer au Venezuela, manque d’autant plus de crédibilité que celui-ci vient de gracier l’ancien dirigeant du Honduras, Juan Orlando Hernandez, condamné à 45 ans d’incarcération sous le mandat de Joe Biden pour un motif identique. Donald Trump s’était d’ailleurs fendu d’une phrase qui a de quoi faire rire (jaune) en s’adressant au détenu : « Même s’il y a des trafiquants de drogue dans votre pays […], on n’envoie pas forcément le président en prison pour 45 ans ».

Dans les faits, cette accusation de « narco-terrorisme » lancé contre Nicolás Maduro avait cela de bien pratique qu’elle permettait d’agir sans l’aval du congrès, puisque cet enlèvement n’était alors pas considéré comme une opération militaire, mais comme une intervention de police.

L’enlèvement de Nicolás Maduro

Dès lors, début 2026, alors que personne ne s’y attendait, les États-Unis bombardent Caracas et réussissent à enlever Nicolás Maduro, ainsi que Mr Mondialisation vous le racontait. Cette opération avait bien sûr pour but de déstabiliser le mouvement chaviste, voire d’en causer la chute.

Mais pour Romain Migus, cela ne fait aucun doute « toutes les institutions vénézuéliennes ont réagi à l’unisson, considérant que le président vénézuélien reste Nicolás Maduro et qu’il est empêché d’exercer et donc que Delcy Rodriguez assure la présidence en charge jusqu’à la fin du mandat en 2030 ». Dans les rues, des foules massives ont exigé la libération du chef de l’État.

Delcy Rodriguez pour perpétuer le Chavisme ?

Certains observateurs craignent maintenant une trahison du chavisme de la part de la vice-présidente Delcy Rodriguez, à présent au pouvoir. Quelques-uns vont même jusqu’à supposer qu’elle serait à l’origine de l’enlèvement de Maduro avec un accord secret avec la CIA.

Des supputations auxquelles ne croit pas Maurice Lemoine pour qui il s’agit d’une « théorie d’enfumage pour essayer de diviser les forces chavistes et briser la cohésion du gouvernement. » Il rappelle d’ailleurs que sur ses premières déclarations, Delcy Rodriguez est « dans la ligne de Maduro ». Bien qu’elle se soit dite prête à travailler avec les États-Unis « sur la base d’un pays souverain », ce sont exactement les positions tenues par Maduro, encore quelques jours avant sa capture.

Trump cherche à semer la zizanie

Selon lui, les déclarations élogieuses de Donald Trump envers elle seraient donc un savant « calcul » du président d’extrême droite pour « semer la zizanie » et « la confusion » au sein des soutiens du mouvement bolivarien. Perche d’ailleurs déjà saisie par certains médias, y compris à gauche.

« le peuple vénézuélien n’accepte aucun ordre venant de l’extérieur. »

Mais Delcy Rodriguez a appelé tout le monde à rester tranquille face à ces manœuvres : « l’ennemi travaille. L’ennemi externe et l’extrémisme interne ; ils travaillent pour la division de notre peuple ; la meilleure réponse est le calme, la patience et la prudence stratégique ».

Pour maintenir la paix dans le pays, elle a même consenti à relâcher « 600 personnes emprisonnées pour des délits ou des crimes à caractère politique », excluant cependant les individus liés au narcotrafic ou ayant fait couler le sang. Mais elle garde la main ferme face à Washington, signifiant que « le peuple vénézuélien n’accepte aucun ordre venant de l’extérieur. »

Romain Migus n’adhère pas non plus à la théorie de la trahison, rappelant que, depuis sa cellule, Nicolás Maduro a renouvelé « toute sa confiance » à la vice-présidente en charge de le suppléer. Cette dernière raconte d’ailleurs que durant l’enlèvement du chef de l’État, les autorités nord-américaines l’auraient contactée pour lui faire croire que Maduro avait été tué et qu’il en serait de même pour elle si elle ne se soumettait pas.

Avant de découvrir la supercherie, celle-ci leur aurait alors répondu « être prête à subir le même sort ». Puis, elle a persisté au moment de son investiture : « Le Venezuela ne redeviendra jamais la colonie d’aucun empire. »

Pétrole, pétrole

Évidemment, au-delà des accusations fallacieuses de Donald Trump, la véritable raison de cette intervention, comme toutes les précédentes, est bien de remettre la main sur les réserves d’hydrocarbures du pays.

Comme le rappelle Maurice Lemoine, le président nord-américain ne s’en cache d’ailleurs pas, puisqu’il déclarait : « les Vénézuéliens nous ont volé notre pétrole, nous ont volé nos terres, nous ont volé nos terres rares. Ils doivent les rendre immédiatement. ». Face à ces propos, le journaliste ne mâche pas ses mots et dénonce une « opération coloniale » menée par « une mafia qui est en train de s’emparer d’un territoire parce qu’il veut ses richesses » et qui aspire aussi à « évacuer de l’Amérique latine, la Chine et la Russie ».

Vision colonialiste

Pourtant, selon le journaliste, ce sont les États-Unis eux-mêmes qui ont poussé le Venezuela dans les bras de la Chine et de la Russie. Leurs mesures coercitives unilatérales ont privé le pays de son principal partenaire commercial.

Si le Venezuela a signé des contrats avec la Chine et la Russie, ce n’était pas « par proximité idéologique » avec ces pays avec qui [le Venezuela] n’a rien à voir », rappelle Maurice Lemoine, mais bien pour sa survie économique. Il note d’ailleurs que « la Chine est devenue le premier partenaire commercial de quasiment toute l’Amérique latine, y compris des gouvernements de droite ».

Ces coopérations se font plutôt sur la base d’intérêts communs et non dans une logique de subordination, un peu comme le faisait dans les années 50 « le mouvement des non-alignés pour sortir de la colonisation » et du monde bipolaire avec États-Unis d’un côté et URSS de l’autre.

« Cuba a été poussé dans les bras de l’Union soviétique ».

Pour le rédacteur de « mémoire des luttes », cette situation rappelle la manière avec laquelle « Cuba a été poussé dans les bras de l’Union soviétique ».  Si la connexion a été rompue avec les États-Unis, c’est bien du fait de leur comportement : ils n’ont jamais cessé de considérer l’Amérique du Sud comme leur chasse gardée.

Une guerre totale peu probable

Difficile, toutefois, de spéculer sur l’avenir, d’autant plus que Donald Trump continue à menacer le Venezuela. Mais Maurice Lemoine craint un nouveau blocus encore renforcé et que les États-Unis ne refassent « ce qu’ils ont déjà fait : affamer la population. Soit pour qu’elle se retourne contre Delcy Rodriguez, soit pour que cette dernière cède le pouvoir ».

Pour autant, le journaliste ne « croit pas à une occupation » possible au sol, tant un grand nombre de gens semble prêt à protéger le pays, y compris par « la lutte armée ». Il rappelle ainsi que « deux à trois millions de Vénézuéliens s’entraînent régulièrement pour défendre la patrie ». Se lancer dans une telle guerre engendrerait donc de très lourdes pertes nord-américaines.

L’avenir du Venezuela

Romain Migus se veut plus optimiste, jugeant qu’une « partie des sanctions va être levée ». Il note d’ailleurs que les échanges commerciaux entre le Venezuela et l’entreprise nord-américaine Chevron devraient déjà être facilités rouvrant la voie au dollar.

Pour le journaliste, il ne faut cependant pas y voir la fin du Chavisme ou un virage à 180°. Certes, « le Venezuela a un pistolet sur la nuque », mais il reste un « État souverain ». Donald Trump a sans doute compris qu’il ne pouvait pas contrôler le Venezuela. Pour autant, il n’a pas renoncé au pétrole de la région, d’autant plus vis-à-vis de la Chine.

Vers une normalisation ?

Dans cette optique, il pourrait donc bien mettre de l’eau dans son vin et ouvrir la voie à des échanges commerciaux avec le Venezuela. D’autant plus que le fait d’avoir enlevé Nicolás Maduro lui offre un « trophée » qui lui permettrait de ne pas perdre la face auprès de sa base. Dans ces conditions, la production pétrolière de la nation pourrait en tout cas repartir de plus belle.

Il serait bien sûr risqué de tirer des plans sur la comète dans un sens comme dans l’autre, mais il semblerait que Delcy Rodriguez soit pour le moment déterminée à perpétuer l’héritage du chavisme, ainsi qu’en témoignent déjà ses premières mesures sociales qui n’ont rien de décisions « d’un pays sous tutelle », souligne Romain Migus. En outre, elle a également tenu à affirmer sa volonté de pouvoir commercer avec n’importe quel État du monde, que ce soit les États-Unis ou la Chine. Reste à savoir si l’avenir lui permettra.

Simon Verdière


Photo de couverture : Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela – Wikipédia

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