Pour sa 21e édition, un festival marseillais réunit arts et développement durable

Soucieux d’allier art et écologie, les organisateurs du festival marseillais Étang d’Arts proposent de promouvoir la culture tout en mettant les questions environnementales au centre. La 21e édition de l’évènement se tiendra les 18 et 19 mai prochains sur les plages du Prado.

Marseille jouit d’un tissu associatif dynamique qui n’hésite pas à s’emparer des questions environnementales et sociales au cœur d’une ville qui jouit de richesses culturelles et naturelles insoupçonnées du grand public. À cette image, le festival Étang d’Arts organisé de manière entièrement bénévole et accessible à prix libre. Pendant deux jours, les 18 et 19 mai prochains, les bénévoles du festival accueilleront un public éclectique qui souhaite partager sa passion pour l’art et la musique ainsi que son intérêt pour les problématiques environnementales. En 2018, la 20e édition de ce festival ouvert et joyeux avait accueilli 8000 personnes !

Un festival éco-responsable organisé par des étudiants

Unique en son genre, Étang d’arts propose depuis deux décennies une programmation artistique diverse, allant de la danse au cirque, en passant par les arts graphiques et la musique évidemment, le tout en cherchant à démocratiser les bonnes pratiques de développement durable auprès de la population marseillaise. L’objectif est donc double : proposer aux festivaliers d’accéder gratuitement à un événement à portée culturelle, et les sensibiliser à l’écologie au travers d’ateliers organisés en parallèle. Par ailleurs, cette année, le festival s’est engagé dans une collaboration inédite avec le festival de street art Calligraff’it !

Le festival pluriartistique promeut donc l’art au sens général, mais aussi le développement durable et l’économie locale. Selon Pauline Cayzac, cheffe de projet du festival et étudiante à l’école de Commerce de Marseille, l’évènement qui se tient maintenant depuis plus de 20 ans, est « une petite parenthèse qui propose un univers festif de partage, de rencontres et de découvertes. Il s’adresse à un public qui a envie d’un moment et d’une planète proposant un peu plus d’engagement, d’art et de culture ». Avec une trentaine d’autres étudiants bénévoles, elle est en charge de l’organisation du festival cette année.


Valorisation de l’artisanat local

En plus des nombreux concerts au programme des deux jours, 3 villages, qui seront consacrés chacun à une thématique différente. L’un visant à promouvoir l’artisanat régional et réunissant une cinquantaine de créateurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, un autre, associatif cette fois, dédié à la promotion du développement durable et de ses bonnes pratiques, et un troisième où des artistes graphiques offriront des initiations et des performances en live. « Nous souhaitons faire venir des acteurs de secteurs d’activités différents : énergie renouvelable, nouveaux modes de consommation-déplacements, matériaux écologiques afin de sensibiliser le public et leur apporter une vision globale de ce qui se fait en matière d’écologie. En général nous faisons venir une vingtaine d’acteurs», nous expliquent les organisateurs du festival.

Comme partout ailleurs, la sensibilisation aux questions environnementales est une urgente nécessité : « Marseille est une ville qui connaît de nombreux problèmes concernant l’environnement : une importante émission de CO2, mais également une gestion des déchets qui laisse à désirer… Les enjeux climatiques sont aujourd’hui au cœur des discussions mondiales, elles doivent également avoir leur importance pour tout citoyen responsable. Notre objectif s’insère dans cette logique de sensibilisation des festivaliers par des actions, des projets, des produits, mais également par des nouveaux modes de consommation et de déplacement. Le développement durable présente des opportunités de développement économique dans une ville comme Marseille encore faut-il que les habitants soient sensibilisés aux problématiques… », conclut Pauline Cayzac.

Rendez-vous les 18 et 19 mai prochains sur les plages du Prado. Pour plus d’informations, c’est par ici.


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