Ces cueilleurs de lavande perpétuent la tradition depuis des siècles

Depuis plus de 2000 ans, l’huile essentielle de lavande est utilisée pour ses différentes qualités, notamment au sein de l’aromathérapie et de la phytothérapie. Connue pour ses vertus apaisantes, la lavande bénéficie également d’un mode de cueillette que certains ont à cœur d’ancrer dans la plus pure tradition. Réalisé de façon totalement indépendante, le documentaire « Lavanderos » revient sur ces hommes et ces femmes qui entretiennent un lien unique avec cette plante si particulière.

C’est à l’âge de 22 ans que Nikita Gouëzel décide d’arrêter ses études pour partir en Amérique latine. De ce voyage découleront différentes rencontres et expériences qui vont donner au jeune homme le cœur de transmettre un message à ses concitoyens et des connaissances qui vont dans le sens de modes de vie plus respectueux de la nature. « Nous reconnecter avec la nature représente un enjeu majeur afin d’assurer un meilleur avenir aux générations futures, et la prise de conscience de cette problématique est au cœur de mon projet » nous écrit-il.

Tourné dans la Drôme, le film documentaire « Lavanderos » retrace l’histoire d’une saison de cueillette de lavande sauvage, ramassée entre 900 et 1400 mètres d’altitude au cœur d’une faune et d’une flore magnifiquement conservées. Au fil des images, ce sont différents portraits de cueilleurs que nous découvrons, leurs inquiétudes, leurs bonheurs, leurs espoirs… Des caractères forts, prêts à camper dans la montagne, et à passer des journées entières à ramasser à la main la lavande qui s’étale sous le soleil drômois. Le but ultime de cette manœuvre ? Distiller la précieuse huile essentielle de lavande fine sauvage dont l’usage remonte à des millénaires.

Très intéressé par les différentes formes de soins et de pratiques médicinales ancestrales, Nikita Gouëzel souhaite également montrer l’importance des ressources offertes par la nature. « Lorsque nous savons l’écouter, la nature donne gratuitement et abondamment. Les montagnes drômoises sont de véritables pharmacies à ciel ouvert pour quiconque s’intéresse aux vertus des plantes médicinales. La différence réside dans le fait que la nature ne nous considère pas comme ses potentiels clients, mais comme l’humain que nous sommes » nous écrit le jeune réalisateur.

Si le vivant nous offre ses bienfaits, l’humain a tendance à ne pas s’en contenter pour industrialiser les processus au-delà du raisonnable. Permettre à tous de prendre conscience que nous faisons partie de la nature et qu’en la détruisant, nous détruisons une partie de nous-mêmes, voilà l’un des principaux messages de ce film documentaire. « Le message que je cherche à transmettre est basé sur des choses simples : l’amour de la nature, la connaissance de ses nombreuses richesses, et la reconnaissance de celles-ci » conclut ce grand enthousiaste, qui a décidé de mettre son documentaire en ligne à prix libre.

   


Toutes photographies à la discrétion de Nikita Gouëzel