Ils fondent un havre de paix pour animaux d’élevage en Ardèche

Lorsque l’on pense « refuge », on pense souvent à des animaux domestiques à la rue ou à des animaux sauvages recueillis pour leur prodiguer les soins nécessaires. Pourtant, les animaux d’élevage, eux aussi, sont des êtres sensibles et ont parfois besoin d’être sauvés d’une exploitation inhumaine ou d’un abattoir. Une association ardéchoise s’est donc donné pour mission de venir en aide aux animaux d’élevage en détresse. Et ce n’est pas ça qui manque…

Petit havre de paix ardéchois

C’est au cœur de l’Ardèche que Clément et Émilie ont décidé d’ouvrir un petit havre de paix destiné aux animaux. Tous deux enseignants, ils se sont lancés en 2015 dans la création d’une association dédiée spécifiquement aux animaux d’élevage, les grands oubliés de la cause animale. Une initiative au début motivée par leur amour partagé des créatures vivantes, mais qui est sur le point de prendre une tournure beaucoup plus professionnelle. « Personnellement j’ai grandi à la campagne et j’ai toujours été entouré d’animaux, je ne pouvais pas imaginer rester loin d’eux, ou voir mes enfants perdre ce lien si précieux. L’idée de n’accueillir que des animaux sauvés de filières d’élevage s’est vite imposée à nous comme la seule en accord avec nos valeurs » confie Clément dans une interview lisible sur le blog de la Carotte masquée.

Source : Altervita.fr

Accueillant aujourd’hui huit premiers animaux au sein du « Mistral » (nom du sanctuaire), Clément et Émilie espèrent recueillir les fonds et moyens nécessaires pour agrandir leur refuge à une soixantaine de bêtes protégées. Aux côtés de l’abri des brebis, qui se situe aux abords de la prairie et du sous-bois où celles-ci se plaisent à paître, devraient donc voir le jour un enclos d’été pour les lapins, un bâtiment de 40m2 pour les poules, une mare aux canards, une tanière pour les cochons ainsi qu’une salle de soin et un parc de quarantaine pour les animaux malades ou blessés. Un grand chantier qui sera réalisé cet été de façon participative, avec des bénévoles, peut-être vous ?

Rétablir le lien entre l’Homme et l’Animal

Sur deux hectares aux abords de la vallée du Rhône, ce sont donc 8 chèvres et moutons qui bénéficient pour l’instant de la protection du refuge, ouvert en 2017. Rescapés de l’abattoir, les heureuses bestioles profitent au quotidien des 19 000 m2 du lieu d’accueil. Une surface qu’Altervita souhaite rendre encore plus efficiente, en agrandissant le nombre de structures pouvant accueillir nos amis à deux & quatre pattes. Canards, cochons, poules et lapins devraient bientôt rejoindre le Mistral, dès que la campagne de crowdfunding sera terminée.

Source : Altervita.fr

Une fois le refuge agrandi, Clément et Émilie espèrent l’ouvrir au public et accueillir des groupes scolaires afin de sensibiliser le public au sort des animaux d’élevages. « Très rapidement, nous avons su que nous voulions ouvrir ce lieu au public et surtout aux enfants, pour leur permettre de pouvoir mettre un visage et un caractère sur des termes génériques comme « le mouton », « la poule » etc. L’idée est de donner envie aux gens de poser un nouveau regard sur ces individus, et ainsi de peut-être faire des choix plus éclairés, mais sans culpabilisation ou jugement de notre part. Simplement en les laissant tisser une relation différente avec ces espèces qu’on invisibilise de plus en plus dans notre société » explique Clément à la Carotte Masquée.

Sauver des animaux destinés à l’abattoir

Destinés à un sort funeste, les animaux d’élevage sont comme victimes d’une « date de péremption » arbitraire particulièrement écourtée qui pousse les éleveurs à s’en débarrasser aussi vite que le pic de rentabilité est atteint. Et lorsque des problèmes de santé rendent les animaux « inutiles » aux éleveurs, leur mise à mort est souvent inévitable. C’est pourquoi au sein du Mistral, on trouve des pensionnaires comme Indiana, brebis « mise de côté » après une mise à bas difficile, ou Ganja, tout simplement stérile. Heureusement, des initiatives comme celle de Clément et Émilie permettent à ces doux agneaux de trouver une deuxième vie, loin des taules et des grilles des exploitations. Aujourd’hui, le couple réclame l’aide des internautes pour mener à bien leur projet. Une campagne de financement collectif est disponible sur HelloAsso.fr.

Source : Altervita.fr

Nos travaux sont 100% gratuits et indépendants grâce à vous. Soutenez-nous aujourd’hui en nous offrant un thé ! 😉 ☕ 

Sources : Altervita.fr / HelloAsso.fr / La-carotte-masquée.com