Le vin peut sauver la peau de milliers d’animaux !

Photo : Vegea

Nouveau venu dans le monde du cuir vegan : le cuir de raisin. Si l’on avait déjà entendu parler du cuir à base d’ananas ou de champignons, ce nouveau procédé issu de la viticulture assure un nouveau matériau 100% naturel et écologique qui offre une nouvelle alternative à l’industrie du cuir traditionnel. Un nouveau concept développé par la société Vegea, basée en Italie, et qui vient reposer la question du bien-fondé de l’industrie du cuir animal.

Crédit photo : Vegea

Une foule d’avantages

Les alternatives au cuir traditionnel ne sont pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Les entreprises du secteur du cuir observent ces nouvelles alternatives représentent telle une « concurrence déloyale » puisqu’elles ne supposent pas le même nombre d’étapes de production. Jérôme Verdier, le président de la Fédération de la tannerie-mégisserie, s’était d’ailleurs confié au journal Les Echos à ce sujet en arguant que « Le mot cuir est galvaudé, voir usurpé, alors que le métier nécessite un gros travail avec une trentaine d’opérations ».

Pourtant, si l’on peut comprendre que les acteurs de la filière souhaitent protéger l’appellation, les alternatives végétales au cuir répondent à une véritable problématique, d’une importance capitale en ces temps de crise écologique. Les secteurs de la mode, de l’ameublement et de l’automobile entrainent une sur-consommation de cuir, créé au grand dam du respect animal et de l’écologie. Déforestation, besoins intensifs en eau, utilisation de minéraux polluants et, bien sûr, abattages en masse dans des conditions décriées de tous, sont autant de phénomènes contre lesquels les auteurs d’alternatives végétales au cuir ont voulu se positionner.

Crédit photo : Vegea

Quand un déchet sauve des vies

Et c’est le cas de Vegea, cette société italienne créée en 2016, qui s’est inspirée de son environnement local pour offrir au monde une nouvelle alternative écologique. L’Italie étant l’un des premiers producteurs de vin, avec 18% de la production mondiale, l’idée de la jeune société a donc été de faire d’une pierre deux coups, en récoltant les résidus de la production de vin pour en faire du cuir naturel. Un marché très porteur selon les dirigeants de Vegea qui expliquent que, chaque année, 7 milliards de kilos de marc pourraient être récupérés, ce qui servirait à la production de 3 milliards de m2 de cuir solide. Pour donner une aperçu de ce potentiel de production, cela représenterait un peu plus que la superficie de l’île de la Réunion !

Rappelons que si l’utilisation du cuir est devenue réellement banale, en comparaison avec la fourrure qui cristallise beaucoup plus de réticences, elle suppose de réelles questions éthiques que nous ne nous posons pas forcément au moment de l’achat de notre ceinture, sac, ou de notre paire de chaussures. Chaque année, plus d’un million d’animaux sont tués dans le monde pour le commerce du cuir, dans des conditions inimaginables. Qu’on le veuille ou non, l’industrie du cuir participe bel et bien à la souffrance animale, et les alternatives telles que celle défendue par Vegea sont autant de bonnes nouvelles pour les animaux, et de sources d’espoir pour les défenseurs de la cause animale.


Positivr / Vegea / Les Echos / Actu Environnement / PETA France

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