Deux français en vadrouille pour sensibiliser à la rareté de l’eau potable

Alors que plus de deux milliards de personnes n’ont pas d’accès à l’eau potable, comment les populations du monde entier gèrent-elles leur approvisionnement en eau et comment s’organisent-elles pour préserver un bien de plus en plus rare ? C’est en se posant cette question que Pauline et Clément, deux jeunes Français de 27 ans, ont décidé de quitter leur emploi dans les relations humaines pour faire un reportage autour du globe concernant cet épineux problème. Désireux d’aider les habitants sur place, ils sont partis sac et caméra sur le dos afin de médiatiser les projets liés à la préservation de l’eau et faire prendre conscience des problématiques environnementales. Découverte de l’Association : Water around the World.

Pauline et Clément font indéniablement partie de ces jeunes qui interrogent le monde qui les entoure et qui cherchent à donner plus de sens à leur vie. Tous deux ont fait des études de droit à Paris et ont ensuite commencé à travailler dans les relations humaines. Cependant, ils réalisent rapidement que ces emplois ne les satisfont pas et décident de fonder une association sur une problématique de notre temps, Water around the World, avec « une réelle volonté d’aider les petites associations, les ONG et les entreprises sociales ».

Mission : faire comprendre les problèmes d’accès à l’eau

S’intéressant à la manière dans les populations gèrent l’eau, Water around the World a été fondée avec plusieurs objectifs. Celui d’aider les associations pour leur communication, en leur délivrant des vidéos qu’elles pourront exploiter à leur tour en les diffusant au public ou auprès de partenaires institutionnels ou privés. Le couple espère que grâce au partage de ces vidéos les associations puissent augmenter leur visibilité et toucher leur cible. En effet, notent Pauline et Clément, en dépit « de leur travail de terrain pour aider les plus démunis, ces structures restent souvent inconnues du public ». Enfin, les deux ont d’ores et déjà tissé des partenariats avec des écoles en France, si bien que leur travail pourra « augmenter la prise de conscience en France sur l’accès à l’eau potable dans le monde », et ils partagent également les contenus vidéos gratuits sur les réseaux sociaux.

Concrètement, les vidéos réalisées par Pauline et Clément se présentent sous forme de petits reportages gratuits ayant une durée de 3 à 7 minutes. Dans chacun d’entre eux, une association ou une entreprise sociale est présentée. En Corée, le couple est allé à la rencontre d’un projet d’agriculture urbaine. En Inde, il s’est rendu dans la région la plus sèche du pays et dans laquelle les habitants développent des techniques pour pallier le manque d’eau. Et leur aventure ne s’arrête pas là.

Crédit photo : Water around the World

« On ne se retrouvait pas dans notre travail de RH à Paris »

Ce projet est né de « la prise de conscience face à la crise écologique que le monde vit actuellement, et surtout les problèmes de plus en plus grave sur l’eau » racontent Pauline et Clément. Dans le même temps, Pauline et Clément aspiraient à « donner du sens à [leurs] actions quotidiennes. » C’est ainsi que du jour au lendemain, ils ont entièrement chamboulé leur vie :  en l’espace de quelques mois, ils se sont rendus dans plusieurs pays à la rencontre des communautés locales, notamment au Laos, en Corée et au Myanmar. Désormais en Afrique, ils se rendront encore aux Amériques.

Au contact avec les populations, ils ont été marqués par « le courage des habitants, qui ne se plaignent jamais », mais aussi par le « manque cruel d’accès aux soins médicaux ». Dans les pays qu’ils ont traversés, la question de l’accès à l’eau se pose de manière urgente. « À Madagascar, certaines personnes doivent marcher plus de 10 kilomètres jusqu’à la source la plus proche », raconte Pauline, qui précise « qu’ailleurs les populations sont confrontées à la pollution des eaux et doivent développer des solutions locales ». Si ces problématiques se posent relativement peu en Europe, nous sommes également ponctuellement confrontés à la pénurie d’eau. Cet été Rome a décidé de couper les robinets 8 heures par jour pour lutter contre la sécheresse. Un avant goût de ce qui nous attend avec le changement climatique ?

Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur page Facebook et leur chaîne YouTube.

Crédit photo : Water around the World

Source : propos recueillis par l’équipe de Mr Mondialisation / waw-asso.org

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