Pour lutter contre les raccourcis et les clichés à propos de la transition énergétique – nombreux au sein du débat public – Réseau Action Climat publie un document qui déconstruit les faux arguments. « Chacun est en droit de discuter des solutions à mettre en place pour répondre au défi climatique auquel nous sommes confrontés. Mais véhiculer des contrevérités sur la transition énergétique, non ! » martèle l’association pour lancer sa campagne de sensibilisation.
« L’Allemagne relance ses centrales à charbon suite à la fermeture de ses centrales nucléaires » / « Les éoliennes tuent les oiseaux » / « Manger bio coûte plus cher » vous avez sans doute un jour entendu ces propos sur internet. Mais est-ce vrai ? Réseaux Action Climat remet les points sur les « i » !

Élever le débat public

« Les idées reçues ont la peau dure quand il s’agit de la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et de la nécessaire transition de notre modèle énergétique », regrette l’association, qui constate que les débats médiatiques et politiques sur la question sont trop souvent biaisés et tentent inévitablement de protéger l’industrie conventionnelle. Par l’intermédiaire de son livret, Réseau Action Climat entend lutter contre les « contre-vérités », afin que les citoyen.ne.s puissent mieux se saisir des questions environnementales.En effet, de nombreuses fausses idées servent d’argument pour s’opposer à la transition énergétique, tout en véhiculant l’idée que les énergies renouvelables seraient peu rentables et source de nouvelles dépendances vis à vis des pays étrangers. Les débats publics récents, notamment à propos de l’avenir du nucléaire, technologie que certains candidats n’hésitent pas à qualifier d’incontournable et de vitale pour l’économie de la France, ont été une nouvelle démonstration de ce phénomène. Or, les citoyen.ne.s ne disposent pas toujours des outils pour se prémunir contre ce type de manipulations au service d’intérêts privés.

Rétablir la vérité, en chiffres

Dans son livret, l’association déconstruit 15 arguments qui refont régulièrement surface dans les débats et qui sont donc fortement ancrés dans l’opinion publique. Réseau Action Climat les dissèque, en se basant sur des sources institutionnelles. La démonstration permet par exemple de montrer que la sortie du nucléaire serait source de nouveaux emplois et non synonyme de plus de chômage. Le livre s’attaque également à l’opinion selon laquelle l’Allemagne, après avoir fermé certaines de ses centrales, aurait relancé les centrales à charbon.

En outre, Réseau action Climat insiste sur les conséquences pour la France d’un modèle énergétique articulé autour du nucléaire. « L’indépendance énergétique finale de la France a été divisée par deux depuis le lancement de son programme nucléaire ». En effet, l’uranium utilisé pour le fonctionnement des centrales est intégralement importé depuis l’étranger. Le document précise : « le taux d’indépendance énergétique de la France passe à 15 % en 2014. Il était de 30 % en 1973 […] ».

Pour rappel, Réseau action climat  – France est une association loi 1901, fondée en 1996, dont 16 organisation nationales – notamment Greenpeace et les Amis de la terres – sont membres. Elle aborde principalement les sujets liés au changement climatique. Active au delà des frontières, l’association a pour but « d’inciter les gouvernements et les citoyens à prendre des mesures pour limiter l’impact des activités humaines sur le climat ». Pour ce faire, elle informe, analyse l’action publique, dénonce les lobbies et les politiques incohérentes et propose des solutions alternatives.

400 000 emplois peuvent être créés d’ici 2030 si nous entamons la transition écologique. De plus, le démantèlement des centrales réclamera des compétences dans le nucléaire pour au moins deux décennies, largement de quoi permettre une transition des professions.

8,2 tonnes de CO2 par an, c’est l’empreinte carbone d’un français ! Soit le double de la moyenne mondiale par habitant… Ceci reste supérieur aux chinois rapporté au nombre d’habitants.

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Les centrales nucléaires qui ferment en Allemagne ne sont pas remplacées par du charbon mais par des énergies renouvelables. Entre 2010 et 2013, la fermeture de 8 réacteurs nucléaires a entraîné une baisse de capacité de 43,3 térawattheure (TWh) tandis que sur la même période, la production d’électricité renouvelable a augmenté de 47,6 TWh.

Le document complet

Idées reçues – Transition énergétique from RAC-F


Source : rac-f.org

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