Canyons, falaises, collines ou temples, cet artiste est capable de faire apparaître chaque détail de la nature dans ses créations. Sa particularité : il utilise comme principal matériau d’anciennes encyclopédies dont le contenu est aujourd’hui obsolète.

C’est à Montréal que vit Guy Laramée, artiste confirmé dont les derniers projets sont placés sous le signe de la littérature d’une manière assez originale. En effet, il détourne la fonction première des livres en sculptant à même les pages, afin de créer des paysages merveilleux. Son travail de la texture et des couleurs est remarquable, et la précision extrême avec laquelle il s’exécute provoque une sensation de trompe-l’œil chez le spectateur, comme si ses œuvres étaient en réalité des maquettes ultra-réalistes qui rendraient fou de jalousie les meilleurs modélistes.

En effet, chaque paysage réaliste est inspiré de ses nombreux voyages dans le monde. On retrouve notamment son influence de la culture asiatique, ou, plus récemment, le souvenir de son passage en Amérique du Sud, avec des références aux paysages du Brésil, du Pérou ou de l’Équateur. La nature qu’il représente est bossue, biscornue, sujette à l’érosion, et faite de chemins sinueux grimpant au sommet des montagnes. Selon lui, la force de ses œuvres se trouve dans le fait qu’elles représentent des paysages qui n’en sont pas vraiment, puisque les livres y sont toujours et volontairement présents et identifiables.

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L’érosion, tout un symbole

Guy Laramée se dit être également un grand penseur. Chaque œuvre a pour lui une signification bien particulière et symbolise une histoire, une idée, un leçon de vie… On retrouve bien sûr un lien très fort entre la culture et la nature, thème principal de toutes ses créations, mais il s’attarde aussi sur un détail particulier : le phénomène de l’érosion. Il réussit en effet à faire une analogie parfaite entre le savoir et la nature, en rendant visible ce phénomène de dégradation naturelle des choses : l’entropie.

Selon lui, la force de l’humain se situe dans sa capacité à découvrir et dans sa perpétuelle soif de savoir. Ainsi, on retrouve cette curiosité naturelle tant dans l’exploration de nouveaux endroits que dans la lecture de nouvelles choses. De la même façon, le symbole de la montagne peut s’appliquer aux deux thématiques : savoir et nature. Par ailleurs, l’érosion évoque aussi le symbole du temps qui passe. L’artiste explique à ce sujet qu’en travaillant sur de vieux livres, il « dénonce » le fait que tous les matériaux soient aujourd’hui remplacés par des technologies de point, sans valeur ni symbole.

« Nous vivons dans les livres. Nous vivons dans nos têtes. (…) Dans la solitude de paysages vierges, nous pourrions redécouvrir notre relation intime avec le monde. Dans cette intimité, nous pourrions voir que nous n’avons jamais été coupés de ce qu’on appelle « La nature », même si on l’a transformée. « Nous ne sommes pas dans le monde, c’est le monde qui est en nous » a dit un jour un sage Indien. Nous sommes la nature » explique-t-il.

Un retour à la nature inspirant et admirablement réalisé qu’on vous invite à découvrir sous cet article ou dans son intégralité sur son site officiel.

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Source : guylaramee.com