Kendall Jones, la pompom-girl texane au visage d’ange, est de retour sur les réseaux sociaux. Cet hiver, elle a traqué et tué un Puma du Nouveau-Mexique et s’affiche fièrement à coté de son cadavre. Des images qui vont à nouveau bouleverser la toile.

En 2014, la jeune femme avait une première fois défrayé la chronique sur les réseaux sociaux en s’affichant tout sourire à côté de ses proies fraichement tuées : éléphants, lions, girafes, aucun animal ne semble résister à ses fusils et à son smartphone pour un selfie des plus morbide. Affichant toujours le même sourire radieux, celle-ci pose avec ses proies, justifiant la pratique de ce « sport » par une série d’arguments des plus douteux. Des dizaines de milliers de fans « likent » abondamment ses clichés empreints d’un certain sadisme. Facebook avait notamment pris la décision de supprimer certains clichés particulièrement violents qui violaient les conditions d’utilisation du réseau social.

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Cet hiver 2015, Kendall Jones a profité de ses congés pour organiser une escapade dans le Nouveau-Mexique en vue de tuer un lion des montages (Puma). Après une longue traque débutée le 16 décembre, la pompom-girl est parvenue à ses fins tuant d’une balle dans la tête un spécimen d’une taille impressionnante. Comme à son habitude, elle posera à côté du cadavre, commentant son forfait de messages joyeux volontairement provocateurs : « Regardez ces dents ! » / « C’est une des expériences les plus cool de ma carrière de chasse !!!! La chasse ne fut pas facile mais ça en valait tellllllement la peine !! » Une extravagance peu appréciée des internautes amoureux des animaux. Et sur le sujet, la population semble profondément divisée à en lire les commentaires.

À l’échelle du monde, le Puma est aujourd’hui considéré comme une espèce vulnérable. L’animal est classé en annexe II de la CITES et est considéré comme menacé d’extinction (annexe I) en Floride et en Amérique centrale. De ce fait, la chasse du puma est en général interdite ou strictement réglementée, sauf au Nouveau-Mexique où les autorités, sous la pression de certains rangers et éleveurs, permettent une chasse dite « régulatrice », officiellement pour maintenir la population à un niveau stable. Les locaux ne souhaitant pas voir le nombre de spécimens augmenter à l’état sauvage. De ce fait, Kendall Jones justifie son acte non comme une simple chasse mais comme une action de régulation positive. Une manière de transformer un acte jugé cruel en « bonne action » aux yeux des partisans de la chasse et de ses fans.

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En pratique, le Puma ne s’attaque que très rarement à l’homme et cherche désespérément à le fuir, d’où la nécessité pour Kendall d’organiser une traque de plusieurs jours. Il resterait entre 3000 et 4500 pumas dans la région (sur une superficie de 315 194 km² soit 1 puma par 80km²). Les associations de protection animale font remarquer qu’il y a trop peu d’informations fiables sur la situation du Puma pour risquer son extinction précipitée, avec ce genre de chasse. On notera que le puma de l’Est de l’Amérique du Sud (Puma concolor anthonyi) a été officiellement déclaré éteint par les États-Unis en 2011. Animal apprivoisable, certains fermiers (particulièrement en Argentine) en adoptent et les laissent vivre en toute liberté sur leur exploitation. De ce fait, la combat se perpétue entre les défenseurs de l’espèce et les amoureux de la chasse.

Devenue depuis une véritable marque et produit de consommation, Kendall Jones fait, entre deux photographies d’animaux morts, la promotion de produits et de marques liées à la pratique de la chasse. Son style unique et les diverses polémiques qu’elle engendre, servent désormais à alimenter un véritable business visiblement fructueux. Sa page facebook est aujourd’hui suivie par près d’un million de fans…


Source : firstforwildlife.wordpress.com / fredzone.org / gohunt.com / yzgeneration.com / huffingtonpost.fr