Waynak — La Musique ne connaît pas de race

HORiZONS : Waynak est une websérie réalisée par l’association MakeSense, acteur féru de l’entrepreneuriat social. Pendant six mois, ses équipes et celles de What Took You So Long (un collectif média spécialisé dans la mise en avant de communautés à travers le monde) ont parcouru différents pays à la recherche de personnes impliquées dans l’aide aux réfugiés. Le premier épisode, « Music has no race », est sorti le 14 novembre et retrace l’aventure d’un groupe de musique éclectique et engagé. Des gens comme les autres, d’un même sang, d’une seule race, l’humanité.

Un documentaire pour évoquer la crise des réfugiés autrement 

La vie ne s’arrête pas aux frontières ni aux clichés qu’il est bien trop confortable d’avoir sur ceux qui se trouvent de l’autre côté. Voilà ce qu’on pourrait retenir du premier épisode de Waynak, une websérie qui espère changer notre regard sur la crise des réfugiés en allant interroger divers individus porteurs de solutions. Intitulé « Music has no race » (« La Musique ne connaît pas de race »), ce court documentaire de huit minutes revient sur le parcours de Owen, Bashar et Yasu, trois jeunes (deux hommes et une femme), qui se sont retrouvés à Istanbul et sont aujourd’hui unis par leur passion commune : la musique.

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Réunis sous le nom « Country for Syria », les trois compères participent aujourd’hui activement au développement de leur collectif musical, qui réunit des musiciens venus de Syrie, de Turquie, de République Tchèque ou encore de France et des États-Unis. Mais loin de s’arrêter au plaisir de jouer ensemble et de partager cette joie avec une audience, le collectif souhaite aussi participer activement à l’amélioration des conditions de vie des réfugiés syriens. Si Owen est américain, Bashar et Yasu ont quant à eux expérimenté personnellement ce  ce la guerre et l’exil signifient ; l’un s’est vu éloigné de sa famille et se dit être comme un « poisson hors de l’eau »; Yasu, Kurde, espère que la fin de la guerre lui permettra de s’épanouir culturellement et artistiquement.

Ce collectif éclectique s’attèle également à agir concrètement dans la crise qui touche les réfugiés. En plus de revendiquer la beauté et l’art comme un moyen d’adoucir les mœurs et les esprits meurtris par les conflits et l’exil, le collectif cherche à créer du lien entre un Occident dépassé et un Moyen-Orient incompris. Un lien qui passe par un mix ingénieux entre musique country et musique syrienne, mais pas que. Ainsi, une cagnotte en ligne permet aux personnes intéressées de soutenir le projet, et de recueillir des dons directement redistribué aux réfugiés. Une action qui trouve son prolongement lors de concerts caritatifs organisés en partenariat avec d’autres associations d’aide aux réfugiés.

Mettre en avant les acteurs du changement en période de crise

« Music has no race » est le premier épisode d’une série de courts documentaires réalisés par MakeSense et What Took You So Long dans le but d’attirer les regards sur ceux qui participent d’une quelconque façon à rendre le monde un peu meilleur. En ces temps troubles de crise migratoire et de fermeture des frontières, dans l’attente des premières migrations climatiques, mettre en avant des initiatives positives et montrer que nous sommes capables de saisir les opportunités portées par la multiculturalité plutôt que de céder à la division devient de plus en plus vital.

Pour ce faire, les créateurs de Waynak ont parcouru pendant six mois des pays aussi variés que le Liban, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, tous touchés à leur façon par la crise des réfugiés. Ils y ont rencontré des personnes investies dans la mise en place d’un monde ouvert et plus humain au travers d’actions diverses telles que l’aide à l’accès aux soins, au logement, à la santé, au wifi, mais aussi à l’apprentissage d’une langue, à la recherche de travail… Bref, tout ce qui participe d’une vie humaine riche et digne.

Le deuxième épisode, « Someone was here », est sorti le 21 Novembre, ainsi qu’un troisième opus ce 28 novembre. Les autres seront également bientôt en ligne — au rythme d’un par semaine, totalement gratuitement. Au total de six, les différents épisodes espèrent motiver l’action du spectateur, et le sortir de son rôle passif ou au moins lui offrir un point de vue nouveau, directement sur le terrain. C’est pourquoi chaque reportage fera écho à des défis concrets, rencontrés par les porteurs de beaux projets qui y sont présentés. Pendant six semaines, une plateforme en ligne sera accessible à ceux qui souhaitent mettre leurs compétences et leur temps à contribution et des ateliers seront organisés. Une belle initiative, qui devrait permettre à plus d’un de réaliser la portée qu’il peut avoir sur le monde.


Sources : MakeSense.org