Au cœur de la tension qui précède la COP21, dans un contexte géopolitique délicat, le débat sur le réchauffement climatique divise plus que jamais. Et, comme bien souvent, une solution se trouve dans la communication. À sa façon, l’artiste et architecte visionnaire Luc Schuiten réconcilie les désaccords en rappelant les enjeux fondamentaux qui pourraient découler d’une telle rencontre politique.

« Le mot utopie veut dire simplement ‘’possible qui n’a pas encore été expérimenté’’ » exprime l’artiste et architecte Luc Schuiten à l’approche de la COP21. Ce 30 novembre 2015 débutera l’un des sommets les plus importants de la décennie et il concerne le climat. En ligne de mire, la signature d’accords entre les pays développés pour lutter contre le réchauffement climatique et aider les pays en développement à migrer vers un système durable. Grande mascarade parlementaire pour calmer la colère du peuple qui commence à gronder, ou réelle prise de conscience des chefs d’État sur un avenir plus qu’incertain ? Si les avis divergent, l’évènement est surtout l’occasion d’élargir le débat autour de nous, premiers concernés par les décisions qui seront prises ou non, en cette fin d’année.

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Alors que cerner le vrai du faux semble difficile au milieu de ce magma géo-politique, des artistes tentent à leur manière de nous faire garder espoir en nous ramenant à l’essentiel. À l’aide de paysages utopiques gorgés d’espoir, ou au contraire d’images polémiques aux symboles forts, le très visionnaire artiste belge Luc Schuiten nous dévoile sa vision de la Terre face à l’Humanité. Depuis près de 40 ans, cet homme à l’imagination débordante cherche inlassablement des solutions alternatives en matière d’habitat, imaginant des villes futures aux formes organiques essentiellement constituées de matériaux vivants, pour une vie en équilibre avec la nature. À mi-chemin entre poésie et pragmatisme, son travail inspire nombre de jeunes architectes à la recherche de nouveaux modèles à inventer.

Considérant lui-même ses créations comme archiborescentes, néologisme impliquant la présence de la nature, cet artiste-architecte aime combiner ses multiples talents pour donner naissance à un art engagé d’un nouveau genre. En dessinant des villes utopiques, ou « simplement » futuristes, il nous dévoile sa vision du monde, très personnelle et en même temps tournée vers l’universel et le possible. Ses villes promeuvent le partage des richesses et les solutions alternatives pour l’environnement, tout cela de façon pragmatique et toujours dans l’intérêt du bien commun.

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Dans ses dessins les plus polémiques, comme ceux qu’il a réalisés à l’approche de la COP21, ou ceux en rapport avec l’écologie en général, Luc Schuiten va droit au but et sexprime simplement, à l’aide de symboles forts qui résument les débats géo-politiques d’aujourd’hui. Chaque dessin est également accompagné d’un commentaire, parfois cynique mais toujours très juste, appuyant l’impact visuel de ses vignettes.

Pour les gens qui veulent bâtir un modèle de société en croissance infinie sur une planète déjà surexploitée, le mot utopie signifie l’illusion d’un rêve impossible à aliser qui ne s’applique pas à leurs projets. Pour nous qui cherchons à construire un nouveau modèle de société durable, dans une symbiose avec notre environnement naturel, le mot utopie veut dire simplement, un possible qui n’a pas encore été expérimenté. – Luc Schuiten

Un travail très inspirant à suivre de près sur son site, qui propose des dizaines d’idées pour adapter nos villes aux réalités de la nature, et non l’inverse. Des solutions existent, unissons-nous pour leur apporter la visibilité qu’elles méritent.

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Sources : vegetalcity / Toutes illustrations à la discrétion de Luc Schuiten

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