Xavier et Olivia sont deux jeunes français qui ont décidé de quitter l’industrie textile pour créer une alternative en phase avec leurs convictions : des vêtements locaux entièrement fabriqués à partir de matières recyclées, en France. Aujourd’hui, ils lancent leur première ligne de vêtement réalisée à 100% en bouteilles plastiques.

Il aura fallut plusieurs années d’efforts et de recherches pour concrétiser la vision d’Olivia Claude (25 ans)
et de Xavier Lagorce (29 ans) dans le monde réel. C’est en 2011, alors qu’ils travaillaient pour une usine de textile située dans le sud de l’Inde, qu’ils sont témoins des aberrations écologiques que représente ce secteur. Grosses quantités d’énergie, énormément d’eau, des colorants polluants, une production de coton bourrée d’intrants chimiques, sans parler de l’exploitation des travailleurs, l’industrie du textile cumule les aberrations. De ce choc, va naître le désir de répondre aux besoins en vêtement de la population française mais de manière respectueuse de l’environnement, en accord avec leurs convictions, tout en proposant un style moderne et jeune.

De retour au Pays Basque, après deux ans de recherches et de développement, le projet prend forme : créer une gamme de vêtements aux matières premières écologiques. Un pari osé qui vient d’être atteint par la création d’Amaboomi, une marque éco-responsable dont l’ensemble des matières premières sont issues du recyclage à 100%, et plus particulièrement une gamme complète faite de bouteilles en plastique. Pas moins de 12 bouteilles sont nécessaires pour créer un seul t-shirt. 55 pièces de plastique pour un seul sweater.

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Chaque année, dans le monde, de 6 à 8 millions de tonnes de plastique terminent leur route dans les océans. La problématique de la bonne gestion est déchet est une question d’urgence mondiale. Quant bien même la production de plastique serait stoppée, les quantités de plastique déjà accumulées dans la nature sont astronomiques. Et que faire de ces éléments polluants une fois récoltés ? Une solution consiste à les réinjecter dans le cycle de production. C’est notamment ce que propose Amaboomi, mais également d’autres marques, projets et concepts qui se développent à travers le monde.

De manière générale, le procédé de recyclage est beaucoup moins énergivore que l’industrie textile classique, mais également moins polluant (pas de production de matière, donc pas d’intrants chimiques). La matière issue des bouteilles est étonnamment confortable, saine pour le corps, et durable (jusqu’à 8 fois plus que le coton, précise Amaboomi). La marque s’encadre de plusieurs labels pour rassurer les intéressés sur le sérieux de leur démarche. Par exemple, le label OekoTex® assure par des tests que le vêtement est exempt de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement. Une fois votre vêtement en fin de vie, la société peut le récupérer pour en faire une nouvelle matière première recyclable à l’infini. La boucle est ainsi bouclée.

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Là où certaines grandes marques font de l’écologie de surface, Xavier et Olivia ont voulu aller jusqu’au bout. Aucun détail n’est laissé au hasard. Les étiquettes, le zipper, le sachet d’emballage, les cordons et leur logo, tout est fabriqué avec des matériaux 100% recyclé sur l’ensemble des produits, jusqu’à l’emballage pour la livraison. En deux ans d’activité, la marque a déjà recyclé plus de 300 000 bouteilles plastiques ! Un début de réussite qui permettra peut-être de multiplier à l’avenir les modèles proposés. Pour l’instant, on trouve sur leur site internet une dizaines de modèles dont les prix varient de 20 à 70 euros.

Aujourd’hui, la marque s’ouvre à d’autres matériaux recyclés comme le coton et la laine. De plus, pour chacune de ses ventes, 5% du chiffre d’affaires est reversé à des projets associatifs de défense de l’environnement. Si ce type de projet ne doit pas être considéré comme un justificatif à la surconsommation, cela démontre qu’il est possible de produire autrement, localement et le plus possible en phase avec l’environnement, le tout à un prix raisonnable. Une solution de plus pour ceux qui cherchent à habiller leur engagement.

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Source : amaboomi.com / Communiqué de presse d’Amaboomi, Bayonne, le 29 Septembre 2015 : « Et si s’habiller devenait un acte écologique…?« 

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