Vous êtes étudiant.e.s et souhaitez vous engager à l’étranger dans des projets liés à l’économie sociale et solidaire ou la protection de l’environnement ? L’« Abeille Asso », association nouvellement créée par deux jeunes français, propose de mettre en relation des étudiants.e.s avec des structures partenaires dans les pays du Sud. Julie et Max, les deux porteurs de ce projet, promettent une procédure « sans frais administratifs » et des stages « vérifiés sur place donc sécurisés et garantit sur un plan éthique ». Découverte.

Le jeune âge de Julie et Max – respectivement 20 et 21 ans – ne les a pas freiné : ils ont décidé de s’engager pour une cause qui leur est chère, l’aide au développement. Ayant eux-mêmes observé les dérives du « volontourisme« , ils ont voulu proposer une alternative éthique pour les étudiant.e.s qui souhaitent partir à étranger, tout en établissant une relation de confiance avec les structures partenaires dans les pays où une aide est nécessaire. Avant de fonder leur association, ils ont traversé eux-mêmes divers pays du Sud, notamment, le Sénégal, l’Indonésie ou encore le Sri Lanka à la rencontre d’entreprises, d’associations humanitaires, d’ONG, d’écoles ou encore d’institutions sociales. Aujourd’hui, ils proposent d’aider à « développer [les] petites structures sur le long terme, sensibiliser les étudiant.e.s pour leur vie future, faciliter les relations entre des profils complémentaire par la proposition de stages sans frais et avec un réel but social et favoriser l’émergence d’un monde durable. »

Crédit photo : L’Abeill asso

Objectif : « sensibiliser des étudiant.e.s aux problématiques liées à l’environnement, directement sur place »

« L’abeille asso est une association loi 1901 qui permet de connecter étudiants et structures relevant de l’Économie Sociale et Solidaire dans les pays du Sud. » Julie et Max, étudiants en licence « chargé de projet humanitaire » à Bordeaux, souhaitaient proposer des stages et des volontariats dans des domaines de compétences très variés : depuis le commerce (communication, marketing, fundraising, web marketing etc.), en passant par l’éducation, le design, l’architecture et la construction, le tourisme, agro-écologie et permaculture, woofing, etc.

Soucieux de bien faire, Julie et Max expliquent s’engager à se rendre personnellement dans chaque structure partenaire, afin de définir les conditions d’accueil des étudiant.e.s. Pour ces derniers, il s’agit d’un facteur de sécurité pour l’étudiant volontaire, alors qu’ils voyagent dans des pays qu’ils ne connaissent pas et dans lesquels ils n’ont souvent aucun contact. Lancée il y a à peine quelque mois, l’Abeille l’asso a déjà permis à une vingtaine de personnes de partir à l’étranger. Et alors que Julie et Max affirment avoir désormais plus de 20 structures partenaires, il espèrent pouvoir permettre d’ici peu à une centaine d’étudiant.e.s de partir par an. Seule condition pour pouvoir répondre aux offres : adhérer à l’association, dont la cotisation s’élève à 10 euros par an.

Julie, qui est la présidente de l’association, estime que cette démarche permet de « sensibiliser des étudiant.e.s aux problématiques liées à l’environnement, directement sur place ». L’enjeu est important puisqu’elle estime que de nombreux jeunes ne se rendent pas encore vraiment compte que le défi climatique est d’ores et déjà une réalité quotidienne dans certaines régions du monde. Il y a donc des actions à mener autant sur place que chez nous, à travers un changement de mode de vie et de système productif.

Crédit photo : L’Abeill asso

Un secteur souvent soumis aux critiques

C’est en réaction à la prolifération de plateformes qui proposent des stages qui ressemblent plus à des circuits de tourisme, le tout avec des coûts importants pour les étudiant.e.s, que Julie et Max se sont lancés. Selon eux, certaines de ces plateformes, comme Projects abroad, « réalisent des bénéfices en profitant de la pauvreté ». Ce sont des entreprises normales camouflées en association. Une forme d’ubérisation bien à la mode de l’aide humanitaire et de la misère…

En effet, certaines structures proposent désormais d’associer directement tourisme et humanitaire. Or, de nombreux professionnels du secteur s’inquiètent des dérives existantes, bien volontiers décrites comme une « exploitation cynique des bonnes volontés ». Aussi, l’accueil de volontaires intégrés dans des programmes qui leur ont parfois coûté plusieurs milliers d’euros ne profiterait pas toujours aux populations locales qui sont tout bonnement instrumentalisées pour générer des profits.

L’abeille Asso ne propose pas de circuits, mais des missions préalablement et clairement définies de plusieurs semaines ou de plusieurs mois, permettant aux étudiant.e.s de s’intégrer plus profondément dans les structures qui les accueillent, de comprendre leur démarche et de les accompagner dans la réalisation de leurs projets. Les missions sont articulées autour d’objectifs concrets, comme la construction d’une école, ou la sensibilisation à l’environnement sur des îles victimes de leur succès touristique. Max résume : « les étudiant.e.s peuvent se rendre utile en apportant leurs connaissances tout en se confrontant à une autre culture ». Envie de relever le défi ?

Crédit photo : L’Abeill asso

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Sources :  propos recueillis par l’équipe de Mr Mondialisation / labeilleasso.com