Allier gestes pour l’environnement et actions de solidarité, c’est possible. K Net Partage cherche à le prouver au quotidien depuis dix ans. En valorisant les canettes en aluminium par un circuit simple et favorisant la participation de chacun, l’association a collecté des fonds pour des dizaines de projets. De l’achat de matériel médical au financement de la recherche, l’initiative citoyenne remplit sa mission au bénéfice des enfants malades ou en situation de handicap.

Crédit image : K Net Partage

Une mission sociale et environnementale

C’est un projet qui n’aurait dû durer théoriquement que 3 mois. Pourtant, K Net Partage fête cette année ses 10 ans et continue ses activités avec toujours autant de passion. L’association caritative s’est donné comme mission principale d’aider les personnes vulnérables en France et à l’étranger, et particulièrement les enfants touchés par un handicap ou une maladie. Elle a aussi la particularité d’avoir été créée et d’être gérée bénévolement par des parents déficients visuels.

Même s’ils sont épaulés par d’autres membres de l’association et d’amis « valides » c’est bien Laurent Gautier, mal voyant, et Odile Focone-Gaillanne, non-voyante, qui sont respectivement le président et la coprésidente de l’association. Les fondateurs ont choisi le nom de K Net Partage pour afficher une image jeune et dynamique, mais surtout pour rappeler le principal levier de leurs actions : le recyclage de canettes, autant pour la protection de l’environnement que pour ses ressources financières inexploitées. Basées sur le don, la solidarité et le partage, centré sur l’humain, ils ont réussi à transformer un geste simple en activité humanitaire, sociale et environnementale. À ce jour, l’association a valorisé 33 937 851 de « K Nets ».

Crédit image : K Net Partage

K Net Partage s’organise donc autour de collectes de fonds pour pouvoir venir en aide aux enfants malades ou en situation de handicap via des actions écologiques de terrain. En France, leurs actions se traduisent par l’acquisition de matériel adapté aux besoins d’enfants vulnérables, par exemple des fauteuils roulants. Ils développent également des opérations solidaires ponctuelles, et appuient d’autres associations. De plus, ils participent à des opérations humanitaires à l’étranger. Le financement passe par des dons, mais surtout par de la pédagogie sur la valeur de la nature et de l’environnement, patrimoine irremplaçable pour les générations actuelles et futures.

En éduquant à la valorisation de déchets recyclables, K Net Partage encourage une prise de conscience environnementale et un changement de comportement individuel et collectif. Les volontaires et la filière de recyclage sont appelés à travailler ensemble pour promouvoir une économie vertueuse, c’est-à-dire circulaire et durable. L’association est soutenue par de nombreux sponsors, partenaires et ambassadeurs comme entre autres la quadruple championne du monde de quad Camélia Liparoti, l’athlète Philippe Croizon, le réalisateur Antoine Coutou et l’aventurier Denis Cardonne.

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100 % recyclable, 100 % généreux

Le circuit de recyclage des canettes en aluminium commence par un tentaculaire réseau de recycleurs et de points de collectes en lien avec l’association. Lorsque les participants y apportent leur sac de canettes, le recycleur fait un reçu avec la date et le poids. Il paie ensuite à K Net Partage le métal qu’il a récupéré au prix du marché. En permettant un accès simplifié aux points de dépôt les plus proches, l’association espère pouvoir émettre un minimum de CO2 en associant les trajets les plus courts aux quantités les plus conséquentes possible.

Depuis son lancement officiel en 2009, plus de 33 millions de canettes ont ainsi été recyclées et valorisées. Quand on sait que la revalorisation de l’aluminium permet d’économiser 95 % de l’énergie nécessaire pour le produire, les canettes abandonnées dans la nature qui mettent des centaines d’années à se décomposer paraissent une aberration. D’autant plus que leur recyclage est infini et participe à la construction de toute sorte de matériel. Par exemple, pour fabriquer un vélo, il faut environ 600 canettes. Un Français en consomme en moyenne 78 par an ; multipliées par la totalité de la population française, les possibilités d’économies sont gigantesques.

Crédit image : K Net Partage

Après 10 ans d’existence, le bilan est positif sur toute la ligne. K Net Partage a non seulement aidé des centaines d’enfants et d’adolescents ainsi que leur famille, en France et à l’étranger, mais à aussi participer à éviter l’émission de milliers de tonnes de CO2. Ils ont développé des partenariats avec des parrains et des marraines, des conseils municipaux, des écoles, des établissements de l’enseignement secondaire, des clubs, des associations, des entreprises publiques et privées, des lieux culturels et sportifs, des centres évènementiels, des sites touristiques et surtout avec des milliers de particuliers.

Dans ce monde globalisé, leurs actions n’ont pas seulement des retombées locales ; elles participent aussi à une meilleure gestion des ressources totales de la planète. Depuis 2009, les projets mis en place sont variés, mais répondent toujours à une nécessité. Une des premières réussites a été la remise d’un fauteuil électrique à Chahïnaz, 9 ans, atteinte d’arthrogrypose, correspondant à la valorisation de 2 500 000 canettes. Il y a aussi Océanie, mal voyante et malentendante, qui a pu continuer ses études et suivre son régime contrôlé grâce au financement d’un chien-guide et d’un autocuiseur parlant. L’association est présente dans la scolarité des enfants et des adolescents vulnérables, en participant au financement d’un stage de voile pour des enfants trisomiques ou du voyage en Roumanie d’une classe ULIS. K Net Partage a multiplié les remises de chèques à des associations comme Leïa, Vaincre la mucoviscidose et les Resto du Cœur. Ils font aussi des dons à la recherche sur les maladies orphelines.

Un geste simple et écocitoyen

Tous ces accomplissements ne tarissent pas leurs ambitions, et l’année 2019 s’annonce chargée de projets. Leur volonté est de continuer à prouver que donner du sens au tri et au recyclage peut se transformer en acte de générosité et de solidarité. Ils espèrent ainsi mobiliser toujours plus des adultes et des jeunes pour leur faire vivre la coopération intergénérationnelle grâce à des gestes simples au service du bien commun. Pour cela, K Net Partage prévoit aussi du soutien financier à des projets individuels comme une yourte sensorielle adaptée aux enfants et adolescents handicapés, sans fléchir sur leur soutient à des associations. Ainsi, ils organisent une remise de chèque à 7 associations, comme celle Au Pays de SIMO qui a pour vocation d’aider Heidi, atteint d’un cancer des poumons. Ils vont aussi participer à des initiatives nationales, dont le Théléthon.

Crédit image : K Net Partage

Toute personne ou organisation qui le souhaite peu participer à la cause en y consacrant une petite partie de son temps. Grâce à leur carte des régions de France, il est facile de trouver un point de collectes chez un recycleur ou un syndicat intercommunal partenaire. Il suffit ensuite de le contacter pour connaître les modalités de dépôts des canettes. Chacun peut y trouver son compte, car il s’agit de se débarrasser de ses déchets en faisant un geste pour l’environnement qui va participer à lever des fonds pour la recherche, les familles, les associations, les établissements scolaires, les établissements spécialisés et surtout les enfants et les adolescents bénéficiaires. Il est également possible de s’impliquer en apportant ses compétences, ou en relayant leurs actions via les médias de communication. À l’image de leur crédo, « Un geste pour la planète, un geste pour K Net !».


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