Cette semaine, François Ruffin était de passage à Nantes pour présenter son film J’veux du soleil, réalisé par Gilles Perret. Mr Mondialisation est allé à sa rencontre. L’occasion d’évoquer son dernier livre, mais également sa vision de l’Assemblée nationale, riche de son expérience sur les bancs de l’Hémicycle. Interview.

Avec J’veux du soleil, Gilles Perret nous transporte en caméra embarquée aux côtés de François Ruffin pour un tour de France des ronds-points à la rencontre de Gilets jaunes. Film hommage, avec un rendu esthétique très réussi, le documentaire fait la part belle aux récits de galères, mais aussi aux espoirs que le mouvement véhicule chez ces personnes. Une manière de rappeler que cette contestation sociale hors normes ne se résume pas aux images de guérillas urbaines diffusées sur les chaînes d’informations en continu. Actif sur tous les fronts, le député de la première circonscription de la Somme publie au même moment « Ce Pays que tu ne connais pas » aux éditions les Arènes, un livre coup de poing envers Emmanuel Macron, dépeint en gagnant détestable dans cette biographie non-autorisée.


Mr.Mondialisation : Vous vous définissez souvent comme un « député-reporter ». Votre collègue de la France Insoumise, Danièle Obono, parle d’ailleurs de votre approche très journalistique des dossiers. En quoi cela constitue-t-il une richesse dans l’exercice de votre mandat ? 

François Ruffin : Je pense que c’est une richesse dans la gauche d’une manière générale. Je ne me crois pas plus intelligent qu’un autre, je veux dire par là que j’ai une faible capacité d’abstraction. Cela pouvait poser problème au lycée, notamment quand il s’agissait d’étudier les mathématiques et la philosophie où les concepts abstraits sont légion. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours préféré passer par des situations concrètes, par des visages ou par des récits de vie, pour comprendre le monde autour de moi.

Or la gauche, qui compte dans ses rangs beaucoup d’intellectuels, a parfois tendance à planer dans des généralités. Il est donc utile que, comme moi, des personnes partent du concret pour s’élever vers des compréhensions plus globales. En ce sens, j’ai une démarche opposée ou complémentaire à celle de Jean-Luc Mélenchon qui s’apparente davantage à celle d’un philosophe. Il peut partir du matérialisme épicurien pour atterrir à la situation agricole française, par exemple. C’est fécond, mais je fais le chemin inverse, je pars du concret puis j’essaie de m’élever.

Ce rapport au réel est utile tous les jours, mais il prend un sens particulier sur les bancs de l’Assemblée nationale, car il y a une déconnexion flagrante vis-à-vis du réel qui s’y fait sentir, ne serait-ce que dans le langage employé. Il y a manifestement une langue du pouvoir, que certains désignent par langue de bois, mais que je qualifierais plus volontiers de langue de coton, car on s’y endort. C’est une langue insipide, dans laquelle on s’assoupit au milieu de certitudes confortables, mais elle peine à rendre compte de la vraie vie. Dans l’Hémicycle, la réalité s’évapore derrière des chiffres et des textes de loi. Moi mon but, c’est justement de ramener du concret, de la vérité brute dans cette Assemblée. C’est presque un acte violent pour cet univers aseptisé. Un acte violent, mais nécessaire, car les décisions qui seront prises auront une incidence dans la vraie vie pour des millions de personnes.

Mr.Mondialisation : Il y a une actualité très riche autour de vous avec, d’une part la sortie de J’veux du soleil réalisé par Gilles Perret, et d’autre part la publication de Ce Pays que tu ne connais pas aux éditions les Arènes. C’est une manière de palier l’inertie de l’activité parlementaire ? Une inertie que vous dénoncez régulièrement par ailleurs ?

François Ruffin : Tout d’abord, j’ai été saisi par le moment Gilets jaunes, ce qui m’a tout de suite donné envie d’écrire un livre. Par ailleurs, j’ai sans cesse besoin de retrouver de la fierté en moi, et ça passe par la réalisation de belles choses. Je ne prétends pas que ce soit toujours réussi, mais c’est ainsi que je fonctionne. En l’occurrence, à l’Assemblée nationale, je ne trouvais pas de raison d’être véritablement fier, car aujourd’hui, ce n’est rien de plus qu’une chambre d’enregistrement. De plus, j’y étouffe. C’est pourquoi, quand le mouvement a pris de l’ampleur, j’ai eu envie de quitter Paris pour faire un tour de France des ronds-points, histoire de prendre un grand bol de ce nouvel air de révolte. Gilles a proposé de me suivre avec une caméra et c’est comme ça que le projet est né.

« le film est un message d’amour pour les gens »

Durant le tournage, j’ai abandonné le stylo, le cahier, la prise de note. Et je me suis juste dit : « Mais cette France-là, quand est-ce que Macron l’a rencontrée ? ». Ce Pays que tu ne connais pas mentionne très peu les Gilets jaunes, mais il s’inscrit dans ce moment, dans ce temps de confrontation. C’est avant tout un livre de combat, contre le Président des ultra-riches, quand le film lui, est un message d’amour pour les gens. Les deux fonctionnent bien ensemble et se répondent, car c’est dans cette agitation sociale que s’est révélée de manière flagrante l’absence de lien entre Emmanuel Macron et une bonne partie de la population. C’est quelque chose que l’on savait déjà, mais qui s’est révélé au grand jour dans le contexte des Gilets jaunes. Mon livre entend montrer cette déconnexion entre le Président et ses concitoyens.

Mr.Mondialisation : J’veux du soleil n’est pas à proprement parler un documentaire sur les Gilets jaunes mais plutôt un film sur des individus ayant transformé leurs galères quotidiennes en revendications politiques. Pourquoi avoir privilégié cet angle à un reportage plus conventionnel expliquant les tenants et les aboutissants du mouvement ?

François Ruffin : Déjà, on l’aura remarqué, je n’ai pas l’habitude de faire dans le conventionnel. Comme je le disais, j’attends ce mouvement depuis vingt ans, parce que cela fait vingt ans que je vais à la rencontre de ces Français qui galèrent, qui me montrent leurs frigos vides, qui me font part de leurs privations quotidiennes, qui me confient leurs souffrances dans l’intimité honteuse de leurs salons. C’est cette honte qui m’a toujours frappée. Quand je réalisais des entretiens, il fallait changer les prénoms pour ne pas être reconnu, on ne pouvait ni prendre de photos, ni tourner de séquences. Avec le mouvement des Gilets jaunes, les hontes privées sont devenues des colères publiques. C’est le moment où les invisibles sont devenus hypervisibles, où les muets sont devenus bavards, le moment où les plus fatalistes, les plus résignés, se sont mis à être empreint d’espérance. C’est précisément ça que nous voulions montrer Gilles Perret et moi-même, ce basculement entre l’intime et le politique. En réalité, le film est orienté par une question directrice : qu’est-ce qui, à ce moment-là, pousse des gens à sortir de chez eux ?

Ce n’est donc pas un film sur le mouvement, ni sur l’organisation, ni sur les porte-paroles ni sur les revendications des Gilets jaunes, mais sur des individus qui ont revêtu le symbole du gilet jaune pour se faire entendre. Nous avons volontairement éliminé tous les discours généraux qui sont utiles à la tribune de l’Assemblée nationale certes, mais qui ne sont pas pertinents dans un film. Nous ne voulions pas faire dans la didactique, c’est une ambition artistique qui nous guidait avant tout.

Crédit image : Carla Leray

Mr.Mondialisation : C’est finalement plus un hommage aux gilets jaunes qu’un film pour convaincre les adversaires de ce mouvement ?

François Ruffin : Il s’adresse à deux publics : les Gilets jaunes, et ce que j’appelle la classe intermédiaire. Pour les premiers, je voulais qu’ils se voient beaux à l’image et que cette vision leur redonne de l’énergie pour poursuivre la mobilisation. Concernant la classe intermédiaire, il n’y a pas eu un soutien massif en faveur du mouvement. Il y a eu des tribunes d’intellectuels, des critiques d’avocats contre les répressions policières, mais c’est resté très minoritaire. Avec ce film, nous lançons un appel à la solidarité auprès de cette classe intermédiaire, car c’est elle qui a les cartes en main pour faire basculer l’avenir du mouvement. Dans une telle configuration, on peut dire que l’abstention vaut appui au pouvoir. Ne rien faire, c’est implicitement choisir son camp.

Mr Mondialisation : Le film comme le livre mettent en avant l’humain et jouent sur une fibre empathique forte. Certains jugeront cette démarche naïve, pourtant l’humain est une considération fondamentale quand on parle politique. Il y a, selon vous, un oubli de l’humain dans la politique actuellement ? 

François Ruffin : C’est clair, mais c’est d’autant plus vif dans la gestion du pouvoir d’Emmanuel Macron. Peut-être qu’il a de l’empathie pour Bernard Arnaud, pour Patrick Drahi ou pour Vincent Bolloré, mais pour les Français ordinaires, il en manque cruellement, car il n’a jamais tissé de relation avec eux. Sans vouloir être grandiloquent, mon livre peut se rapprocher d’un essai de sociologie politique, car il entend montrer comment se construit l’oligarchie avec un cas d’école : Emmanuel Macron. Quand on grandit dans le confort des institutions, quel rapport on construit avec les autres ? Quand on voit par exemple que le pouvoir est prêt à envoyer l’armée contre sa propre population, ça illustre le sentiment de détachement que cultive cette hyperclasse pour laquelle il devient concevable de tirer sur ses concitoyens.

Mr Mondialisation : Vos détracteurs vous reprochent de verser dans le populisme, un terme qui charrie son lot d’associations péjoratives et qui vise à tisser un lien entre l’extrême droite et vous. Il y a pourtant en Europe des mouvements qui revendiquent un populisme de gauche, notamment les Espagnols de Podemos. Revendiquez-vous finalement cette filiation ?

François Ruffin : En effet, je me considère comme populiste, et tout d’abord en tant qu’écrivain. Je suis un grand lecteur de Maurice Carême, d’Eugène Dabit, d’Henri Calet, qui appartiennent à un courant littéraire populiste. Il y avait même un prix du roman populiste, ce qui signifie qu’il fut un temps où c’était une fierté de se revendiquer populiste. La définition qu’en donnait le dictionnaire était celle d’un courant littéraire s’appliquant à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple. C’est à peu de chose près la fonction du journaliste. On ferait mieux d’en faire une fierté que d’en faire une honte. Je ne cherche pas à m’inventer une filiation ouvrière, loin de là. En revanche, en tant que journaliste, l’une de mes fonctions est de me demander comment vit le peuple et de porter sa parole si elle n’est pas entendue.

« nous sommes dans une période d’accélération de la lutte des classes »

Désormais, le dictionnaire ajoute { au terme populiste } : « discours politique s’adressant aux classes populaires, fondé sur la critique du système et de ses représentants ». C’est une définition qui me convient aussi, car j’essaye de mobiliser les masses pour remettre en cause les élites au pouvoir. La véritable question, c’est la manière dont on construit le conflit. Moi, je suis pour un conflit entre le haut et le bas, entre les riches et les pauvres, je suis pour un conflit entre le capital et le travail. Ce n’est rien de plus que le discours tenu par la gauche jusque dans les années soixante-dix. Mais voilà qu’arrivée au pouvoir, elle a délaissé cette rhétorique pour un discours moins manichéen, paré d’un goût nouveau pour le compromis. La situation des pauvres n’est pas allée en s’améliorant pour autant, et le grand conflit de classe a laissé place à une multitude de petits conflits : les assistés contre les travailleurs par exemple, mais également les Français contre les étrangers.

Mon principal combat est de réorienter le conflit autour de la question des richesses et de leurs répartitions. Le discours semble prendre une nouvelle résonance aujourd’hui, car nous sommes dans une période d’accélération de la lutte des classes. Ils sont même prêts à mener la lutte avec l’armée !

Mr Mondialisation : Le recours à la puissance militaire est-il le signe que le pouvoir est au pied du mur selon vous ? 

François Ruffin : Je ne sais pas si c’est un signe de faiblesse, je me garderai d’être trop optimiste. En réalité, le mouvement des Gilets jaunes repose sur une tête d’épingle, il se compte en dizaine de milliers de personnes, c’est une minorité agissante. C’est Lénine qui disait : « Une situation prérévolutionnaire éclate lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus, ceux d’en bas ne veulent plus et que ceux du milieu basculent avec ceux d’en bas ». On en revient au rôle déterminant de cette classe intermédiaire qui n’a toujours pas basculé en faveur de ceux d’en bas. Il n’y a jamais eu de grand mouvement progressiste en France sans l’intervention de cette classe.

Crédit image : Carla Leray

Mr Mondialisation : Dans Ce Pays que tu ne connais pas, vous confiez vos doutes et vos faiblesses. Vous évoquez notamment ce « sentiment de médiocrité ». Pourquoi ce dévoilement soudain ? 

François Ruffin : J’ai écrit ce livre en écrivain, et non pas comme un politique obsédé par les sondages. Je voulais avant tout faire un beau livre, traversé par une sincérité qui est la mienne, quand bien même elle peut être temporaire, quand bien même elle peut être contradictoire. Je suis simplement venu présenter ce que je suis face à ce bloc de certitude qu’est Emmanuel Macron. Ma fragilité a des raisons politiques également. Le Président a derrière lui les forteresses de l’argent, les remparts des institutions. Nous, nous avons des châteaux de sable qu’il faut sans cesse reconstruire. Je conjugue sans doute ma fragilité personnelle, avec une fragilité politique. Face à ces grands empires politico-financiers, nous essayons de faire des petites choses, tout comme vous à Mr Mondialisation vous essayez de faire des choses avec vos moyens face à des mastodontes comme BFM TV. Il y a parfois un sentiment de fragilité vis-à-vis de la force du système que l’on essaye de combattre. Tandis que Macron, lui, est habité par la confiance engrangée par la bourgeoisie depuis des siècles.

Mr Mondialisation : En parallèle de votre parcours, vous nous faites le récit de la trajectoire d’Emmanuel Macron, peint à la manière d’un gagnant sublime. Néanmoins, vous mettez en branle le storytelling présidentiel dessinant le portrait d’un intellectuel en politique, d’un ministre philosophe. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette petite imposture ?

François Ruffin : J’aime l’attaquer par ce biais-là, plus inédit, sa nullité littéraire, alors qu’il se mentionne des Lettres. Il y a des racines dans son enfance – une grand-mère qui lui donne le goût des belles-lettres, la fréquentation précoce des grands écrivains – qui pour son entourage le destine à une grande carrière littéraire. Il s’avère qu’aucun de ses manuscrits n’a été accepté par un éditeur et pour le jeune homme qu’il est, nourri aux applaudissements permanents, c’est un échec qui lui fait renoncer à cette vocation. On a presque le sentiment que c’est par cet échec qu’il entre en politique. Tout ce qu’il laissera finalement à la postérité, c’est le verbiage insipide qui parsème l’incipit de Révolution. Une succession de mots creux dignes d’un spectacle de Franck Lepage. (en référence au brillant spectacle de Franck Lepage sur la langue de bois. Ndlr).

Pour compenser cet échec, il trouve le moyen d’obtenir un diplôme de normalien d’honneur, il s’invente une filiation philosophique avec Paul Ricoeur ; il en fait des tonnes sur une thèse qu’il n’a jamais terminée. En un mot, il gonfle. Il gonfle pour compenser cet échec initial que représente son éphémère parcours de romancier. C’est la grenouille qui se prend pour un bœuf intellectuel. Le plus dramatique, c’est qu’autour de lui, tout le monde accepte cette mystification, que ce soit ses équipes, les médias, on accepte sans broncher cette grossière imposture.

Mr Mondialisation : Les journalistes vous interrogent systématiquement sur votre hypothétique participation à la présidentielle de 2022. Qu’est-ce que cette obsession pour le poste de Président dit de l’état de la Ve République ? 

François Ruffin : Cette cristallisation du débat autour de la figure du président illustre le despotisme dans lequel s’enlise notre démocratie. C’est la volonté d’un seul homme qui dicte la vie politique française et toute l’attention reste focalisée sur lui. Il faudrait, comme au temps de la Révolution française, qu’il y ait plusieurs têtes qui émergent, que l’on entende plusieurs voix discordantes, ou au moins polyphoniques. Aujourd’hui, il y a un personnage central et ses désirs font loi. On entend parler de séparation des pouvoirs, mais dans la configuration actuelle, avec une Assemblée nationale acquise à la cause de l’exécutif, la dilution des pouvoirs dans les mains d’un seul homme est totale. Depuis 1958, cette séparation des pouvoirs est bidon. Les choses se sont ensuite dégradées progressivement.

Mr Mondialisation : Une réforme constitutionnelle devrait être étudiée d’ici le mois de juin. On parle d’une réduction de 30% du nombre de députés, ainsi que de l’instauration d’une dose de proportionnelle. Quel regard portez-vous sur cette réforme ?  

François Ruffin : Moi, je pense que de toute manière l’Assemblée nationale ne fonctionne pas. Il faut que les citoyens comprennent bien que ce n’est pas à l’Assemblée que se fait la loi. Elle est décidée par l’Élysée, elle est ensuite fabriquée technocratiquement dans les bureaux des ministères, pour être enfin enregistrée à l’Assemblée nationale. C’est ce que le constitutionnaliste Jean-Claude Colliard appelait  « l’habillage démocratique ». On pense qu’il y a du débat autour des textes, mais en réalité les décisions sont prises du sommet sans considération pour les corps intermédiaires.

Je suis contre la réduction du nombre de députés. Ils constituent selon moi, un service public de proximité qu’il convient de conserver. Mais pour leur redonner pleinement leurs capacités législatives, il faut à tout prix revenir sur l’harmonisation du calendrier électoral pour que l’Assemblée nationale et le Président de la République ne soient plus automatiquement de la même couleur politique.

Une autre solution consisterait à assumer franchement la dilution des pouvoirs exécutif et législatif pour développer l’autre fonction de l’Assemblée, qui est de faire écho aux conflits qui traversent la société. C’est déjà un aspect primordial de la vie parlementaire. Les questions au Gouvernement, par exemple, ne s’inscrivent pas dans une fonction législative. Il y a des choses intéressantes à faire, mais il faudrait aller à rebours de ce que le Gouvernement est en train d’amorcer. Il eut été plus judicieux de réfléchir au rôle plutôt qu’au nombre de députés qui siègent dans l’Hémicycle.

Mr Mondialisation : Pour finir, auriez-vous un message pour les lecteurs de Mr Mondialisation ? 

François Ruffin : Je voudrais leur dire que ce qui se passe aujourd’hui, avec les Gilets jaunes, est une conséquence de la mondialisation dénoncée dans vos colonnes. Il y a un décrochage de cette idéologie dominante et la classe intermédiaire n’y est pas encore tout à fait hostile. Il faut travailler à cette jonction entre la classe d’en bas et la classe intermédiaire pour espérer changer les choses en profondeur.

 – Propos recueillis par Tristan B.


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