» Les anciens salariés de Fralib, devenus coopérateurs, s’attellent aujourd’hui à préparer la reprise de l’activité, sur de nouvelles bases. Celle-ci est prévue pour le début de l’année 2015.  »

Après s’être battu plusieurs années contre le géant de l’agroalimentaire Unilever, les anciens salariés de Fralib ont repris leur entreprise en coopérative, avec pour objectif de vendre du thé et des plantes médicinales bio. Nous leur souhaitons bon courage, en espérant que leur exemple, bien trop rare, fasse des émules. En attendant une réelle volonté politique de soutenir les coopératives.

Voir la publication de Mr Mondialisation

C’est désormais chose faite : les statuts de la coopérative et la liste des membres de son Conseil d’administration ont été publiés dans la Marseillaise. Et la toute jeune SCOP T.I. s’apprête à remettre les machines en marche dès le début de l’année 2015.     Bien sûr, explique Gérard Cazorla, président du Conseil d’administration, il y a encore beaucoup à faire pour que la production démarre et en premier lieu, une fois toutes les formalités administratives accomplies, obtenir de la part d’Unilever qu’il honore la totalité de ses engagements,  notamment financiers. contenus dans le protocole d’accord. Cela ne saurait tarder ».      Cette étape franchie, les nouveaux coopérateurs auront aussi des investissements à réaliser pour la remise à niveau informatique de certaines machines dont l’entretien constant , « préventif comme curatif » est assuré par les techniciens de maintenance. Parmi ces derniers, Rémy Arteau et Joël Chevallier qui procèdent au changement des pièces nécessaire, à tous les réglages, font remarquer « qu’en fonction des demandes, il faudra savoir adapter le matériel existant aux exigences de notre future clientèle. Nous travaillons déjà la-dessus ».  Un travail autour de leur propre marque    Parallèlement,sont mis en route le démarchage des grands distributeurs, « dont certains nous ont déjà approchés », affirme Gérard Cazorla et la concrétisation de propositions commerciales, relatives notamment aux sources d’approvisionnement en thé et en plantes médicinales auprès de partenaires étrangers et de producteurs locaux,. « Nous menons également un travail autour de notre propre marque et de sa certification bio ».                   Car bien sûr, la SCOP T.I. entend bien fonctionner autour des valeurs qui ont présidé à sa création. Celles du respect de toute la chaîne de production, en amont comme en aval, ainsi que des futurs consommateurs.     « Nous pensons aussi, compte tenu de l’espace dont nous disposons dans cette usine, à diversifier  notre production et sommes en train d’étudier toutes les pistes à cet effet ». Reste un problème important à régler. Celui de la location du terrain et des bâtiments, propriété de la communauté urbaine de Marseille. « Nous avons eu à cet égard une première rencontre avec Guy Tessier que nous avons jugée intéressante et comptons sur l’appui des élus locaux et régionaux, ainsi que sur celui du maire de Gémenos  ». Gérard Lanux

Lire l’article de Paul Goiffon

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