Malgré un échec du Front National aux élections régionales françaises, les frustrations identitaires et la stigmatisation des étrangers atteignent leur paroxysme au cœur de l’Europe. Vague de migrants, invasion d’étrangers, grand remplacement ethnique ? la réalité est loin de tout ça. Ces craintes infondées ne résistent pas à l’épreuve des faits et il suffira de quelques minutes aux équipes de #Datagueule pour en pulvériser les principales croyances.

En matière d’immigration, la peur et les fantasmes prennent souvent le dessus sur la raison dans les esprits. Pour preuve, l’immigration perçue dans la population est trois fois plus élevée que l’immigration réelle. De manière générale, il y a beaucoup moins d’immigrés que ce qu’on s’imagine. Alors d’où viennent ces fantasmes ? Le sentiment « anti-immigré » perceptible découle largement de la désinformation et d’une réaction primaire face à ces désinformations. Par ailleurs, la surmédiatisation de faits divers et leur récupération politique sèment le trouble dans les esprits de certains français qui se sentent attaqués dans leur « identité », engendrant les pires réactions, comme en témoigne tristement l’actualité autant que l’histoire.

#Datagueule s’est donc lancé sur le délicat sujet de l’immigration qui semble soudainement être devenu le problème principal de la société, bien loin derrière l’écologie ou les Droits de l’Homme, dans les esprits d’une part inquiétante de la population. S’attachant aux faits, leur dernière vidéo met à mal l’idée d’une invasion d’étrangers en France. Ainsi, on apprend notamment que la population de migrants à l’échelle du monde représente à peine 3%, soit 2% de moins qu’au siècle dernier, à une époque ou les principaux migrants étaient les européens eux-mêmes. Si l’augmentation des guerres dans le monde a effectivement précipité une augmentation relative et temporaire de l’immigration, les populations déplacées ne concernent qu’à peine 0,7% de la population mondiale. Et dans l’ensemble de ces déplacés, à peine 26% sont des réfugiés. 60% d’entre eux ne font que se déplacer à l’intérieur de leurs frontières et à peine 0,4% de tous ces déplacés ont traversé les frontières de l’Europe. Une goutte d’eau qui suffira à faire paniquer autant les politiques européens que raviver les flammes nationalistes. Ainsi, 3 millions d’euros chaque mois furent alloués à l’agence Frontex dans le but de maintenir les réfugiés loin des côtes européennes. 22 000 personnes sont mortes en tentant de traverser la méditerranée…

La vidéo


Sources : oecd.org / youtube.com

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