Jflaxman. Ce nom ne vous dit probablement rien, c’est pourtant un artiste bien talentueux qui se cache derrière ce pseudo. S’exposant exclusivement sur internet, son style provocateur met en scène des personnages terrifiants mêlés à l’iconographie de la société de consommation. Attention aux yeux, découverte obscure…


James, de son prénom, est un jeune garçon résidant à Sidney, Australie, qui a réussit à se faire connaître via le site de partage d’art entre amateurs et confirmés : Deviantart. Avant de vous lancer à la conquête de ses œuvres, un avertissement s’impose pour les âmes sensibles : James Flaxman utilise un univers sombre, voire très sombre et violent sous certains égards.

Ces œuvres sont en grande majorité réalisées à l’aide d’une simple tablette graphique et du logiciel Adobe Photoshop. Flaxman, amateur de musique metal mais aussi de classique fait autant preuve de variété dans ses peintures digitales que dans ses goûts musicaux et reprend les codes de notre enfance à sa manière pour en faire quelque chose de plus… sinistre. C’est ainsi que l’on pourra observer dans ses travaux une créature moitié Gremlins moitié Teletubbies laver le cerveau encore jeune et innocent d’un enfant dans une pièce glauque, une Vierge à l’Enfant pour le moins dérangeante, et un Mickey Mouse dont la tête est si lourde et déformée par ses névroses que des porteurs doivent la soulever à l’aide de piquets.

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Dans un registre plus critique, Flaxman détourne des œuvres classiques telles que « La création d’Adam » de Michel-Ange pour en faire une critique virulente de notre société moderne basée sur la consommation à outrance. Il y définit Adam en surpoids baignant dans un tas d’immondices ainsi qu’un Ronald MacDonald déifié, lui tendant des frites à la sauce radiation. La scène se passe de commentaire.

Avec ses codes couleurs sombres et ses décors désertiques, James Flaxman a su exploiter un univers post-apocalypse façon « Mad Max » mêlé à une ambiance de film d’horreur. L’artiste met un point d’honneur à détourner bon nombre d’icônes de dessins animés afin d’en proposer une version décalée, sans doute morbide, mais pas inintéressante. Certains y verront une critique d’un monde contrasté la réalité des guerres et les paillettes commerciales. D’autres pourront y voir simplement une forme artistique peu courante et pour le moins étrange.

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Source : talent.paperblog.fr / Deviantart