Trois étudiantes Bruxelloises ouvrent un café-bar 100% végan

Portées par une population motivée à induire un changement systémique de comportements, les initiatives citoyennes se multiplient pour faire la promotion d’une existence sans exploitation animale et globalement des modes de vie alternatifs. C’est dans ce contexte que trois étudiantes de l’Université Libre de Bruxelles ont lancé un projet qui leur tient à cœur, l’ouverture prochaine du premier café-bar végane au sein de la capitale belge. Mais pour y parvenir, elles ont besoin d’un peu de soutien.
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« The Judgy Vegan » Le nom du futur spot prisé des végans bruxellois prête à sourire car il est mâtiné d’ironie, mettant en exergue le fait que les véganes ne le deviennent pas dans le but de pouvoir juger autrui (en dépit des quelques radicaux en la matière), mais afin de ne plus exploiter les animaux : « nous souhaitons contribuer à déconstruire le cliché du végane qui adore juger les autres. Nous désirons créer un espace agréable et accueillant, ouvert à tou-te-s, qui prouve que l’alimentation végétalienne peut être savoureuse » écrivent-elles sur la page KissKissBankBank du projet.

Engagées dans la lutte féministe et antiraciste, Nastasia, Julie et Céline le sont tout autant dans la cause animale et combattent les fondements spécistes de notre société. Le spécisme, rappelons-le, est une discrimination liée à l’espèce, qui détermine la manière dont les animaux sont traités au sein de notre société. L’humain étant un être culturel, ses choix sont désormais libres et influencés par ses croyances et valeurs collectives. Ainsi en va-t-il de l’alimentation. L’anti-spécisme, à l’image des Droits de l’Homme, est un courant de pensée qui veut combattre les critères prédéterminés qui seraient liés à l’appartenance à une espèce, réfutant la toute puissance et domination de l’humain sur l’animal.

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Membres du Cercle antispéciste de l’ULB où elles se sont rencontrées, les trois jeunes femmes ont notamment eu l’occasion d’organiser plusieurs conférences et débats enrichissants ayant trait à la cause animale, aux termes desquels elles vendaient des pâtisseries sucrées et salées évidemment dépourvues de produits animaux et qui remportaient chaque fois un succès galvanisant. Fortes de ces expériences réussies, l’idée d’allier l’utile à l’agréable a émergé dans l’esprit des trois militantes jusqu’à faire naître ce projet innovant de café-bar végane. Une grande première pour la région de Bruxelles.

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L’éthique étant au centre de leurs préoccupations, notre trio désire faire de « The Judgy Vegan » un lieu où les produits proposés coïncident en tout point avec leurs idées. Ainsi, écrivent-elles, « nous n’utiliserons donc jamais de chair animale, de produits laitiers, d’œufs, de miel ainsi que d’huile de palme dans nos préparations. En plus de cela nous nous engageons à utiliser le plus possible des produits bio, locaux et issus du commerce équitable (le café, le cacao et le thé seront exclusivement Fairtrade). Les emballages seront biodégradables. » D’autre part, les fondatrices du Judgy Vegan souhaitent, par le biais de leur café-bar, parvenir à démocratiser le véganisme en se démarquant de l’offre bruxelloise actuelle qui est assez coûteuse.

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La garantie de la mise sur pied d’un tel programme demande cependant des ressources d’énergie considérables ainsi que pas mal d’efforts individuels et collectifs. Le projet, lancé en crowfunding il y a quelques semaines désormais, a pour but de dégager les moyens indispensables à la finalisation de ce dernier. Si d’aventure cet ambitieux projet résonne en vous et que vous désirez contribuer à votre échelle et à la hauteur de vos moyens, n’hésitez donc pas à leur faire un don, et peut-être aurez-vous droit aux alléchantes contreparties proposées.


Sources : The Judy Vegan / KissKissBankBank / Images à la discrétion de The Judgy Vegan