Face à un modèle dominant individualiste et destructeur pour l’environnement, nombreux sont ceux qui recherchent un mode de vie alternatif, tourné vers la résilience et la vie en communauté. C’est ainsi que sont nés les écovillages, des établissements humains écologiques, solidaires et responsables. Pour parler de ces “utopies concrètes” qui fleurissent un peu partout en France, le film Les Mains dans la Terre propose une immersion dans un écovillage, l’occasion de présenter les nombreuses alternatives qui préparent un autre avenir. L’équipe a encore besoin d’un petit coup de pouce pour boucler son budget et finaliser le montage !

Pour financer des films qui documentent la préparation au monde d’après, le financement participatif a le vent en poupe. La sensibilisation et le partage de solutions est en effet un volet essentiel de la transition écologique, mais ces activités peinent à percevoir des subventions, privées ou publiques. Or si l’autoproduction bénévole est possible, le montage et la diffusion de films en salles demandent des moyens considérables. C’est pourquoi les réalisateurs, comme Antoine Trichet, décident souvent de faire appel aux contributeurs pour boucler leur projet.

Deux ans dans un écovillage

Titulaire d’un master en création audiovisuelle, Antoine est vidéaste indépendant, mais également formé aux métiers de l’horticulture. Pour son premier film, il rassemble ses deux passions en filmant le quotidien d’un écovillage. Dans Les Mains dans la Terre, le spectateur est immergé dans l’un de ces lieux, l’Arbre de Vie, à Maumusson en Loire Atlantique. Pendant deux ans, il a partagé et filmé la vie des résidents pour bien comprendre leur mode de vie. Intégrer cet écovillage, véritable vivier d’alternatives, revient d’après Antoine à se confronter à chaque instant à une pensée écologique, décroissante et bienveillante. Il espère donc que le film sera moteur d’inspiration et de transition.

À travers une série d’entretiens avec les membres fondateurs, le documentaire permet d’en apprendre plus sur ce qui fait la richesse des écovillages. Le questionnement à l’origine du projet de l’Arbre de Vie était le suivant : comment vivre, se nourrir et se loger en ayant un impact environnemental positif et en conservant une certaine qualité de vie ? Pour y répondre, ses membres se sont donnés des objectifs multiples : être autonomes en eau, en énergie, en alimentation et en compétences.

Résilience et vivre ensemble

Convaincus qu’il est possible d’agir en respectant l’environnement, ils se sont lancés dans divers chantiers. Ainsi, une grande serre en palette de récupération a vu le jour, aux côtés notamment d’une cave en pierre sèche récupérée sur une ruine à proximité. Toujours en éco-construction, elle sera le socle d’un bâtiment bien plus conséquent, qui abritera un atelier de transformation, permettant de faire du fromage, de la bière, du savon ou encore des conserves des produits du jardin. Le bâtiment devrait ainsi permettre de développer les activités économiques déjà bien en place du lieu.

A côté des différents chantiers, un grand jardin permacole se développe en effet depuis 4 ans, apportant fruits, plants, graines et légumes aux résidents et à l’entourage grâce à une épicerie solidaire à prix libre. Cette expérience a permis aux résidents d’explorer divers aspects de la vie en écovillage, de la gestion des conflits aux pratiques paysannes, en passant par le rapport au travail ou au temps. Le film propose ainsi des témoignages et réflexions autour de ces thèmes, qui le mènera à aborder une certaine vision de l’autonomie, de la communication, de la bienveillance, des compétences, de la biodiversité, du vivre ensemble, etc.

Des ciné-débats organisés partout en France

Le documentaire a vocation à être diffusé en salles, mais pour ajouter une dimension à la sensibilisation, de nombreux débats seront également organisés autour du film pour discuter de thématiques comme la résilience, l’alimentation, l’autogestion, le vivre ensemble et plus généralement les transitions écologiques concrètes. C’est Jupiter Films qui se chargera de l’organisation de ces ciné-débats, après avoir mis en place les mêmes événements pour d’autres long-métrages comme l’Intelligence des Arbres ou encore PermaCulture la voie de l’autonomie.

Une immersion dans l’écovillage de l’Arbre de Vie, en Loire-Atlantique.

L’ambition est de réunir dans les salles des collectifs, des associations et des citoyens non seulement pour discuter mais aussi pour susciter des rencontres et tenter de créer des mouvements d’actions locales. Pour cela, Antoine, réalisateur mais aussi monteur, a besoin de soutien pour boucler le projet. Il souhaite encore tourner quelques scènes, comme une réflexion sur l’accès aux terres, financer une musique originale, et libérer une gratification pour son travail bénévole.

Le premier pallier de 6 000€ du financement participatif a été atteint, mais parvenir au deuxième pourrait permettre d’aller plus loin, avec des sous-titres en anglais, un meilleur enregistrement musical et un site web. N’hésitez donc pas à soutenir le film sur la plateforme BlueBees. Potentiel point de ralliement pour des rencontres et des réflexions, ce documentaire en immersion dans un écovillage permettra au spectateur de s’imprégner des problématiques et des solutions d’un lieu bienveillant et solidaire pour construire un avenir plus résilient.

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