L’association Cap ou pas Cap lance un guide gratuit pour construire un garde-manger ou un frigo solidaire devant un magasin. Le document, rédigé en partenariat avec la Clinique du Droit de Nanterre et Partage ton frigo, est disponible au téléchargement sur internet et décrit les différentes étapes de la construction d’une boîte à partage en précisant les aspects juridiques à prendre en compte. Une petite mine d’or pour ceux qui veulent trouver un moyen d’action local contre la précarité directe.

Les frigos solidaires rencontrent un succès grandissant. Mais parmi ceux qui ont voulu colporter le concept à leur échelle pour monter un projet similaire près de chez eux, nombreux sont ceux qui ont été confrontés à des questions pratiques pour lesquelles il est parfois difficile de trouver des réponses claires. Comment choisir le lieu où installer le frigo solidaire ? Comment faire une demande auprès de la mairie ? Comment procéder pour mobiliser autour de la démarche ? Comment rester dans la légalité ? Les magasins intéressés par le concept peuvent également s’interroger à propos des risques juridiques qu’ils encourent. Avec son guide en open-source, l’association Cap ou pas Cap éclaire ces différents points.

Le guide gratuit

Un fascicule qui répond à toutes vos questions

Le guide, libre de droit, a pour objet d’outiller les citoyens et les commerçants désireux d’implanter un garde-manger ou un frigo solidaire. Il explique comment identifier au mieux le lieu où disposer le garde-manger ainsi que les étapes à suivre auprès de la mairie pour obtenir les autorisations nécessaires. On y trouve également des plans pour construire son propre frigo et des conseils pour assurer la pérennité du projet. Les annexes permettent d’accéder directement aux documents à envoyer aux administrations.

En mine d’or d’informations utiles, le guide détaille également le cadre juridique existant, alors que bon nombre de personnes, en particulier les commerçants, s’interrogent à propos de leur responsabilité dans le cas d’une éventuelle intoxication alimentaire ou autre dommage. Comme le précise la Clinique du Droit de Nanterre qui a co-rédigé le document, les risques sont minimes, tant que les règles d’hygiène et de sécurité sont respectées.

Crédit image : Cap ou pas cap

Des boîtes pour venir en aide aux plus démunis et réduire le gaspillage

Qu’elles aient pour objet de partager des livres, des vêtements ou de la nourriture, les boites à don se développent dans un esprit de solidarité citoyenne et de lutte contre toutes les formes de gaspillage. L’intention est non seulement de venir en aide aux plus démunis, de donner vie aux quartier, d’agir pour l’environnement, mais aussi de mettre en place un outil concret pour permettre aux individus de s’engager à leur échelle. Les frigos solidaires fonctionnent sur le même principe que les boîtes à don : chacun peut y déposer de la nourriture et se servir. Notons cependant que le développement de ce type de solidarité est un palliatif nécessaire qui marque l’échec cuisant des autorités à garantir la sécurité alimentaire de sa population. L’avancée marquée de l’austérité et les récents souhaits du gouvernement de vouloir supprimer « la Sécu » de la Constitution n’aident pas à reprendre confiance.

Ce guide est d’abord le fruit de l’expérience de l’association Cap ou pas Cap, puisqu’elle a elle-même installé sa première boîte à don en 2015 à Paris, dans le 12ème arrondissement de la capitale, avant de construire un frigo solidaire un an plus tard dans le 18ème. L’association a pour ambition d’accompagner la multiplication des initiatives locales solidaires et positives pour l’environnement. Sur son site internet, elle dresse une carte interactive et participative des projets engagés en France afin de les visibiliser et favoriser le lien entre les porteurs de projet d’une part et les citoyens et citoyennes engagés d’autre part. « Elle accompagne les habitants pour qu’ils reprennent les enjeux qui les concernent en mains et développement des solutions » explique Margaux, chargée de mobilisation au sein de l’association. Grâce aux outils que l’association met en ligne, elle espèrent faciliter le passage à l’acte.

Crédit image : Cap ou pas cap

 


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