Le « surf » n’est apparemment pas un sport uniquement réservé à l’humain, comme en témoigne cette vidéo aux superbes images … 

Les dauphins n’en sont pas à leur coup d’essai pour nous prouver qu’ils aiment jouer et s’amuser. De nombreuses vidéos et observations en pleine nature documentent ce type de comportement chez ces mammifères marins, et particulièrement chez l’espèce Tursiops truncatus (Grand Dauphin).

L’année dernière, un drone a capturé ces images le long de la côte australienne, mais selon les spécialistes ce comportement n’est pas rare chez les cétacés, et peut être visible dans bien des régions du globe. En effet, on observe souvent des dauphins qui viennent nager à l’étrave des bateaux afin d’être propulsés par les vagues créées par ces derniers.

Dans un article de scienceetavenir.fr qui a relaté cet événement, l’ingénieur Willy Dabin (en charge de la gestion des échouages pour l’observatoire Pelagis) stipule bien que ce n’est pas une partie de chasse mais bel et bien un amusement. L’organisme Pelagis qui est spécialisé dans l’écologie et la conservation des mammifères marins est rattaché au CNRS.

« Ce type de comportement a souvent été rapporté chez les grands dauphins en Australie, mais pas que. On a également observé des espèces faire de même au large des côtes landaises ou au nord de la Gironde. Et lors de nos missions en mer, il n’est pas rare d’observer des dauphins communs (Delphinus delphis) se placer à l’étrave du bateau afin d’utiliser la vague poussée par le navire comme un tremplin » explique Willy Dabin.

En effet, d’autres dauphins comme les bleu et blanc – Stenella coeruleoalba (espèce pélagique = qui vit au large des côtes) sont également souvent observés à l’étrave des bateaux. Les globicéphales (globicephala) quant à eux sont carrément surnommés les « baleines-pilotes » en raison de leur très forte présence près des navires. Les globicéphales figurent d’ailleurs parmi les espèces de dauphins les plus sociables.

À noter que les dauphins ont de grands besoins vitaux, comme le fait de parcourir de nombreux kilomètres chaque jour. C’est une des raisons pour lesquelles leur captivité est de plus en plus remise en question par les spécialistes et activistes du sujet.

NGCredit photo : National Geographic / Photographe : Sarah Jones


Sources : vimeo.com / sciencesetavenir.fr / Photographie à la une : National Geographic, Photographe : Sarah Jones

 

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