Alice Bacou a passé plusieurs mois au Uralla Wildlife Sanctuary, en Australie. Dans ce sanctuaire consacré à la préservation des animaux sauvages, en particulier des kangourous, les animaux blessés, ou abandonnés alors qu’ils sont encore trop jeunes pour survivre seuls, trouvent un refuge accueillant. Découverte de ce lieu salvateur à travers le témoignage d’une bénévole française qui a passé 5 mois sur place.

C’est un peu par hasard qu’Alice Bacou a découvert l’Uralla Wildife Sanctuary sur le réseau helpx.net, alors qu’elle faisait des recherches pour séjourner en Australie, tout en s’engageant dans une structure dont l’objet est la protection de l’environnement. C’est pour nous raconter son « expérience unique » et rendre hommage à Mandy et John, les deux fondateurs du sanctuaire, qu’elle nous a contacté.

Photo : Alice Bacou
Photo : Alice Bacou

Un lieu dédié à la protection des animaux

Le sanctuaire, vaste de 150 hectares, s’est développé autour de la protection des kangourous, bien que d’autres bêtes sauvages comme des oiseaux, des wombats, ou encore des dingos y trouvent refuge. Les fondateurs ne pourraient rien refuser en matière d’aide aux animaux. Si Mandy et son mari John vouent une protection particulière aux kangourous, c’est que ce mammifère fait l’objet d’une problématique particulière : il arrive de manière très fréquente que les kangourous soient blessés ou tués par des voitures. « La nuit, attirés par les lumières, les kangourous traversent malheureusement la route quand les voitures passent », nous explique Alice Bacou, ce qui conduit régulièrement à des accidents. Il arrive que les enfants, protégés dans la poche de leur mère, survivent.

Soigner des kangourous adultes s’avère être une tâche particulièrement compliquée, impossible dans la majorité des cas, car ils sont très farouches et peuvent être dangereux pour l’Homme. En revanche, la problématique se pose de manière différente pour les plus jeunes de l’espèce. Lorsque ces derniers ont plus de deux ou trois mois, ils commencent à gagner en indépendance vis à vis de leurs parents, et ils se révèle ainsi possible de les nourrir et de les soigner. Si le centre d’Uralla est bien connu des habitants locaux, la protection des kangourous ne va pas de soi : considérés par certains comme des « vermines », les kangourous sont également chassés à raison de leur viande, souvent données comme nourriture aux chiens.

Photo : Alice Bacou

Le fruit d’un travail « monumental »

Les volontaires du centre, qui sont le plus souvent au nombre de 8, prennent soin des enfants kangourous. Chaque personne s’occupe toujours des mêmes animaux, afin qu’ils puissent s’identifier à leur nouveau parent. « Nous devions les nourrir, les laver, pour certains leur apprendre à marcher, puis comme des enfants, leur faire faire la sieste, prendre soin d’eux etc… » précise Alice Bacou. Alors que les plus jeunes vivent dans la maison, avec les résidents, les kangourous plus âgés sont répartis dans divers enclos : lorsque Mandy pense qu’ils sont prêts à vivre de manière sauvage, ils sont remis en liberté. Alors que certains kangourous n’hésitent pas à s’éloigner de manière définitive, d’autres restent toute leur vie à proximité du lieu où il ont été secourus.

Uralla est le fruit d’un travail « monumental », le projet d’une vie, insiste la bénévole avant d’ajouter : « Mandy et John sont des gens incroyables. Ils font partis de ces personnes rares où l’on se sent chanceux de les avoir rencontrés » car « ils redonnent de l’espoir en l’espèce humaine ». Mandy et John vivent en grande autonomie : leur électricité est produite à partir d’énergie solaire et ils possèdent un énorme potager. Malgré le peu de moyens dont ils disposent pour les kangourous, ils continuent à s’engager pour leur cause. Pour soutenir leur projet d’une vie, une campagne de crowdfunding est actuellement organisée.

Photo : Alice Bacou
Photo : Alice Bacou
Photo : Alice Bacou
Photo : Alice Bacou
Photo : Alice Bacou
Photo : Alice Bacou

Sources : facebook.com / urallawildlife.com.au / Propos recueillis auprès d’Alice Bacou par l’équipe de Mr Mondialisation / Toutes les photographies à la discrétion d’Alice Bacou

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