Il est bien connu que l’empreinte écologique des riches est largement supérieure à la moyenne de la population. Souvent atteints de la folie des grandeurs, ils se lancent très régulièrement dans des projets faramineux désastreux pour l’environnement. Focus sur leurs plus hallucinantes pollutions. 

Qu’il s’agisse d’aspirations personnelles destinées à satisfaire leur ego ou d’idées insensées pour engendrer toujours plus de profits, les plans des plus fortunés sont généralement incompatibles avec nos écosystèmes. Voici une liste de sept expériences irrationnelles d’individus ou d’entreprises pensant pouvoir s’arroger le privilège de vivre au-dessus des moyens de la planète.

1. Le tourisme spatial de Musk et Bezos

Bien sûr, l’exploration spatiale à visée scientifique a offert de nombreuses avancées techniques à l’humanité. En quelques sortes, ces progrès pouvaient justifier les quelques sacrifices environnementaux qu’ils nécessitaient.

La question devient en revanche bien plus épineuse lorsqu’elle concerne des milliardaires qui décident de construire des fusées pour se rendre dans l’espace dans un but uniquement récréatif et commercial. C’est ce qu’ont fait par exemple Elon Musk et Jeff Bezos. Pour un petit plaisir de dix minutes, ce dernier a ainsi émis autant de CO2 que 30 Français en un an.

2. Le gigantesque club de golf de Catherine Lacoste

Catherine, 78 ans, héritière de l’empire Lacoste a aussi été golfeuse de haut niveau. Et pour satisfaire sa passion, elle compte mettre sur place un projet qui n’a rien de compatible avec un mode de vie soutenable sur le plan écologique.

Dans le complexe qu’elle rêve de créer depuis près de 15 ans à Fontiers-Cabardès, un petit village de l’Aude, on retrouverait pas moins de 70 villas, 50 maisons, 165 appartements et un hôtel quatre étoiles autour d’un parcours de 18 trous.

Un désastre qui entraînerait une artificialisation des sols, l’usage massif de pesticides, la perte de 150 hectares de terre agricole et surtout le gaspillage de centaines des milliers de litres d’eau dans une région en proie à la sécheresse. En lutte depuis des moins, une association tente malgré tout de stopper ce projet fou grâce à un recours juridique.

3. Un navire de croisière plus grand que la tour Eiffel

Sept piscines, un mini golf, une quinzaine de bars et restaurants, et même une patinoire. Il ne s’agit pas d’un complexe urbain de divertissement, mais bel et bien d’un paquebot de croisière : l’Icon of the Sea, construit pour le tourisme par la famille Pritzker, assises sur un patrimoine estimé à 29 milliards de dollars.

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Ce monstre de 250 000 tonnes, 20 étages et 365 mètres de long aura l’empreinte environnementale par passager « la plus lourde au monde » pour ce type de bateau, d’après François Gemenne, l’un des auteurs du rapport du GIEC. Et quand on sait que la « bête » consommera pas moins de 175 000 litres de carburant par jour, on ne peut que le croire.

4. L’indécence de Dubaï

Non content d’être le refuge d’exilés fiscaux, depuis vingt ans, Dubaï est également le symbole de tous les excès des plus grandes fortunes du monde en matière d’environnement. En 200 ans, la ville est passée d’une petite bourgade de pêcheurs d’à peine 1000 habitants à une mégalopole de plus de 3 millions d’âmes.

À cet endroit, les plus riches rivalisent d’idées plus stupides les unes que les autres pour se divertir, le tout au détriment de la planète. On y trouve par exemple une piste de ski intérieure, constamment maintenue à moins deux degrés avec un climat extérieur aride. Cerise sur le gâteau, au sommet de la structure, on peut s’installer sur des terrasses chauffées.

Mais la folie de cette ville ne s’arrête pas là, puisqu’on peut également y apercevoir, entre autres, des îles artificielles désastreuses pour les fonds marins, un centre commercial grand comme cinquante terrains de football et climatisé 24 heures sur 24, ou encore de centaines de constructions gargantuesques nécessitant des ressources colossales.

5. La ferme aux 650 000 cochons

On le sait, l’agriculture intensive, et en particulier l’élevage, est l’une des principales causes du désastre environnemental. En Chine, on s’est fait une spécialité des gigantesques exploitations entassant des milliers d’animaux traités comme des marchandises.

Pour illustrer cette folie, on pense particulièrement à la méga-porcherie d’Ezhou. Cette usine où sont parqués 650 000 cochons cantonnés à un espace à peine plus grand que leur corps n’est d’ailleurs même plus une ferme « traditionnelle » de plain-pied, mais bien un véritable immeuble de 26 étages. Un modèle insensé sur lequel le pays compte s’appuyer puisque la ville à elle seule prévoit d’installer plus de trois millions de porcs de cette façon.

6. La mine de Bingham Canyon, la plus large au monde

Aux États-Unis, la mine de Bingham Canyon est la plus grosse excavation jamais réalisée par l’être humain sur Terre. Large de 4 km et profonde de 1,2 km, cette exploitation à ciel ouvert de cuivre a débuté en 1906.

Comme toutes les mines, elle a eu un effet désastreux en matière d’environnement. Ces extractions massives ne manquent en effet pas de contaminer l’air, les sols, ainsi que les milieux aquatiques. Au bout de la chaîne, ce sont évidemment la faune et la flore qui paient l’addition de ce type de folie.

7. Le projet pétrolier de Total qui va ravager l’Ouganda et la Tanzanie

Total Energies, le leader du pétrole en France, n’est sans aucun doute pas connu pour ses vertus écologiques. L’entreprise en une nouvelle fois fait la démonstration en Afrique avec ses récents projets pétroliers en Ouganda et en Tanzanie.

Détaillé dans un article de Mr Mondialisation, le plan du géant français consiste notamment à creuser 419 puits de pétrole et à construire un pipeline gigantesque de plus de 1445 km de long. De quoi menacer des milliers de kilomètres carrés d’espaces naturels et dévaster des écosystèmes locaux.

Constamment sanctifiés par les médias, les plus riches du monde ont donc pourtant des modes de vie bien peu vertueux pour la sauvegarde des conditions de vie humaine sur Terre. Or si le commun des mortels a l’intention de survivre, il faudra bien qu’il mette fin aux activités des plus égoïstes d’entre nous.

– Simon Verdière


Photo de couverture de Max Bovkun sur Unsplash

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