Amber Allen le dit elle-même : c’est plus fort qu’elle. L’activiste zéro déchet a toujours eu l’envie de se dépasser, de faire mieux que ce qu’elle voit autour d’elle. Et c’est ainsi que cette mère de famille a embarqué ses trois enfants, son mari et leur chien dans un nouveau défi… Faire pousser leur nourriture. Rencontre et portait intimiste.

En plus de consommer sa propre production, pour Amber, jardiner est aussi une manière de se reconnecter à son environnement, à la Terre. Prendre soin des autres, mais aussi de soi-même. Selon elle ; « jardiner, c’est de la magie pure ».

Crédit Photos : Amber Allen

Une famille consciente de son impact

Cette famille inspirante vit au Canada, dans la région de l’Ontario. Installés en ville, le peu d’espace qu’ils avaient dans les appartements qu’ils louaient leur a servi de laboratoire en attendant d’avoir un jardin. Désormais, ils en possèdent un de 8 mètres sur 12, auquel les 3 mètres carrés de leur cour avant vont s’ajouter lorsqu’ils auront fini de l’aménager. Ils veulent le démontrer, même avec aussi peu d’espace, il est possible de faire pousser une grande variété de plantes comestibles. Les Allen se régalent de myrtilles, fraises, framboises, courges de tout type (d’hiver, musquée, tromboncino, pattypan et zuchinni), concombres, ciboulette, basilic, origan, menthe, aneth, cataire, citronnelle, tournesols, tomates, pois mange-tout, haricots langue de dragon, pommes de terre, chou frisé, laitue, épinards… Et la plupart de variétés anciennes. Être un jardinier urbain, c’est s’inquiéter d’avoir suffisamment de place pour planter tout ce que l’on voudrait voir pousser !

Crédit Photo : Amber Allen

Pour leurs cultures, ils aiment faire les choses le plus naturellement possible. Par la force des choses, pas de chimie synthétique ici. Le compost réduit leurs déchets ménagers tout en enrichissant la terre, leurs copeaux de bois sont non traités, et pour contrôler les parasites, ils n’utilisent que des techniques approuvées par l’agriculture biologique. Cette philosophie se retrouve dans chacun des aspects de la vie de la famille d’Amber. Non seulement elle s’occupe du processus de fermentation pour obtenir de la choucroute, mais en plus elle-même fait pousser le chou. Elle fabrique également son propre pain, a construit son système d’économie d’eau, et achète ses aliments sans emballage et aussi local et près de leur maison que possible. Amber se qualifie elle-même « d’excentrique », car malgré qu’elle porte une grande attention à la façon de s’alimenter et à son impact sur les écosystèmes, elle n’a pas grandi dans un environnement ayant ces valeurs. Aujourd’hui, elle est persuadée que jardiner et faire son potager est une façon géniale de redonner au monde.

Crédit Photos : Amber Allen

Moins de pelouses, plus de potagers

Amber pense que les pelouses sont un gâchis. Dans son quartier, la majorité de ses voisins en entretiennent une. Elle peut les voir répandre du Roundup, un pesticide dont un des principaux ingrédients est le glyphosate, et aller jusqu’à paniquer à la vue d’imperfections sur leur terrain. À la place de ces pelouses, elle aimerait voir se cultiver toutes sortes de fruits, de légumes, de fleurs… Tout sauf de l’herbe ! Cela permettrait aux gens de se reconnecter avec leurs aliments. D’où ils viennent, comment sont-ils cultivés, comment les cuisiner. Ainsi, en brisant la logique de consommation aveugle et massive de produits transformés, ces personnes deviennent des « rebelles » à l’assaut d’un idéal de connaissance et d’abondance.

Amber Allen est catégorique : tout le monde devrait pouvoir faire pousser sa propre nourriture. Le processus d’apprendre à connaître son sol, planter des graines, protéger ses jeunes pousses, prendre soin de ses plantes, pour finalement récolter, participe pour beaucoup à l’éducation. Cela apprend la patience, l’empathie, l’habitude, les sciences, la botanique, et développe des compétences personnelles. C’est un cheminement gratifiant, en plus d’être bon pour l’estomac et le budget.

Crédit Photos : Amber Allen

Agir pour sa communauté

La militante aime partager ses connaissances et sa satisfaction lorsqu’elle récolte le fruit de son travail, et assure que sauvegarder des semences, partager des plantes, et de la nourriture, sont parmi les meilleures choses que l’on peut faire pour notre communauté. Et cela n’empêche pas de supporter les fermiers, les cuisiniers et les marchés locaux, car « voter avec son argent, c’est important ! »

Amber espère un jour trouver une propriété plus grande pour développer son jardin. Elle et sa famille rêvent en effet d’avoir leur propre ferme dans le but de pouvoir fournir à d’autres familles des ingrédients biologiques et de qualité. Ainsi, étoffer les liens entre les membres de sa communauté, en mangeant local, sont des aspects importants pour prendre soin de son entourage, de sa propre santé, et de son économie locale. La famille Allen encourage chacun de nous à discuter avec nos voisins sur la manière de rendre concrètement son environnement direct plus écologique et sain. Ils garantissent que depuis qu’ils ont commencé, ils ont eu énormément de conversations enrichissantes qui aboutissent souvent à des actions inattendues et résilientes.

Crédit Photos : Amber Allen

Vous pouvez retrouver Amber Allen et sa famille sur leur site internet ainsi que sur leur chaine YouTube.

C.G.

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